Le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau Lamine Seydou Traoré a présidé les travaux de la 22ème Session ordinaire du Conseil d’Administration de l’Agence Malienne de Radioprotection (AMARAP). C’était vendredi 22 janvier 2021 au CRES, en présence du directeur général et de l’ensemble des administrateurs.


Au cours de son discours d’ouverture, le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau Lamine Seydou Traoré a rappelé que l’Agence Malienne de Radioprotection (AMARAP) est le fruit de l’engagement des hautes autorités et de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) à travers différents projets de coopération technique. Elle a pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale dans le domaine de la radioprotection et d’assurer le contrôle des sources de rayonnements ionisants et de la gestion des déchets radioactifs.
Elle est aussi chargée de mettre à jour et de veiller au respect législatif et réglementaire de la radioprotection au Mali. Sa création est en fait une réponse aux attentes des populations à un mieux-être socio-économique grâce aux applications des techniques nucléaires dans l’agriculture, l’élevage, l’industrie, la santé, la sécurité et la protection de l’environnement.
Selon lui : « dans notre pays et à travers le monde, les applications pacifiques de l’énergie atomique et des techniques nucléaires sont en plein essor dans tous les secteurs. Il est indispensable de renforcer les structures de réglementation pouvant assurer la pérennisation de ces applications et surtout la sûreté radiologique et la sécurité des sources radioactives utilisées. Aussi, pour contribuer aux objectifs du Développement Durable, l’utilisation de ces techniques doit-elle s’effectuer dans un cadre règlementaire sûr et sécurisé ? »
Cela implique au niveau national une étroite collaboration entre l’autorité réglementaire qu’est l’Agence Malienne de Radioprotection et les structures et institutions partenaires chargées de la protection civile, de l’environnement, de la santé publique, de la sécurité des aliments, de la gestion des catastrophes, de la sécurité.
Il a indiqué que, l’environnement sécuritaire mondial actuel est tel qu’aucun pays à travers le monde n’est à l’abri d’une menace ou d’une urgence impliquant des sources de rayonnements ionisants, en particulier, dans la bande sahélo-saharienne où le contexte sécuritaire est très difficile, voire complexe.
Cette situation exige, entre autres de redoubler d’efforts dans les opérations d’inventaire et de sécurisation des sources de rayonnements à travers le pays : « renforcer les capacités opérationnelles (en formation et équipements) de nos forces de sécurité (Douanes, Police, Gendarmerie, Protection Civile) ; maintenir un système performant de surveillance radiologique du territoire national ; disposer d’un Plan National d’Urgence Radiologique ».
Ainsi, les questions de protection de l’environnement au niveau international nécessitent de prévoir dans notre arsenal législatif et réglementaire des dispositions précises relatives à la mise à contribution des industries minières génératrices de déchets radioactifs.
Dans cette optique, la mise à jour du cadre législatif et règlementaire dans le domaine de radioprotection, est inscrite dans le programme de travail gouvernemental. A cet effet, pour tirer le plus grand bénéfice de l’application pacifique des techniques nucléaire, il est nécessaire de limiter les risques associés. Sa parfaite réussite, requiert de chaque organe de réglementation, de moyens matériels et financiers certes mais aussi et surtout, des ressources humaines suffisantes et qualifiées.
A l’en croire, en dépit de diverses contingences au niveau national, l’AMARAP a réalisé des résultats encourageants en 2020, notamment l’acquisition de nouveaux équipements pour : «  ses laboratoires d’analyses réglementaires et de dosimétrie ; le contrôle de qualité des équipements d’imagerie médicale ; la formation des forces de l’ordre sur les aspects de sécurité nucléaire ; la réalisation de 15 missions de contrôle radiologique réalisées à l’intérieur du pays et à Bamako ; le déploiement de la délivrance de 66 autorisations de 50 établissements en suivi des travailleurs ».
Au cours de cette présente session, les points inscrits à l’ordre du jour ont été : « le procès-verbal de la session précédente ; l’état de mise en œuvre des recommandations de la précédente session ; le projet de programme d’activités 2021 ; le projet de budget 2021 ; le projet de Cadre organique et l’Organigramme avec description des postes ; et les divers ».


Aïssétou Cissé

EchosMedias

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