Qu’est-ce que nous avons tous à essayer de réinventer la roue ? Nous vivons, en ce moment, quasiment, la même chose que nos voisins du Burkina-Faso, il y a quelques années. C’était précisément en fin d’année 2014, quand une contestation populaire a fait partir Blaise Compaoré, avec le soutien de l’armée.

À l’époque, on s’en souvient, quand ils ont parachevé la lutte populaire, les militaires ont été sommés par les manifestations de venir les rejoindre à la place de l’Indépendance, à Ouagadougou, dans le but de parler de «la suite des évènements», surtout la mise en place des instances de la transition avant que la Cédéao (comme c’est le cas au Mali, présentement) ne s’autosaisisse et organise, tout ça, avec les Burkinabè, eux-mêmes.

Force est de reconnaître que ça n’a pas du tout été facile et que nos voisins ont négocié dur pour imposer leur volonté à celle de l’instance sous-régionale, qui, dans un premier temps, voulait restaurer l’ancien régime, celui de Blaise. Ce sont les Burkinabè qui ont trouvé la formule de la désignation du président civil de transition et d’un Premier ministre militaire. La transition s’est, elle, très bien passée, malgré le nostalgique Général Diendéré.

Pourquoi donc, nous ne nous référons pas simplement à ceux d’à côté qui ont vécu la même chose que nous ? Mettons-nous ensemble et entendons-nous sur comment mettre en place nos instances de transition, conformément à la volonté de la majorité des Maliens. Mettons-nous d’accord sur quel duo mettre à la tête de cette transition civile/militaire ou militaire/civile.

Makan Koné 

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