Dans la zone de KO 1, 2 et 3 en commune rurale de Dogofry, cercle de Niono, les djihadistes ont mis du feu à des champs de riz. Ces champs en fumée ont été filmés par des ressortissants de la localité et la vidéo nous est parvenue le 6 janvier dernier.

La situation dans la localité de Dogofry est loin de se calmer. Les djihadistes, en plus de l’occupation du village de Farabougou, commencent à créer des conditions de famine dans la localité. En effet, selon une vidéo qui nous a été envoyée par un ressortissant de la localité, les djihadistes ont mis du feu à des champs de riz dans des zones de KO 1, 2, 3, toutes dans la commune de Dogofry. « Ici, c’est la localité de KO 3, 2, 1. Les djihadistes ont mis du feu à des champs de riz encore non récoltés. Voyezvous-mêmes », a alerté, en Bamanakan, l’auteur de la vidéo.

Les autorités sont-elles intervenues au moment des faits ? On ne saurait le dire, mais plusieurs champs de riz sont allés en fumée.

Au même moment, Farabougou, dans la même localité, est toujours sous l’occupation des djihadistes.

L’État doit sévir !

Les terroristes qui font des victimes civiles et militaires dans cette localité viennent encore de créer des conditions d’insécurité alimentaire.

Cet incendie des champs de riz mettra sans nul doute beaucoup de familles  dans la famine. Les autorités qui se battent à bras le corps contre l’insécurité seront, si on ne prend garde, face à d’autres défis : celui de l’insécurité alimentaire.

Mais pour éviter d’autres problèmes plus graves dans les mois à venir, les autorités doivent multiplier leurs actions. Doit-on impuissamment continuer à observer les forces du mal dicter leurs lois aux populations de la localité de Dogofry ?

Que faut-il faire pour mettre fin à cette souffrance des populations et prévenir une crise alimentaire dans la localité ? Les autorités doivent, enfin, se décider. Est-ce qu’il faut l’intervention militaire pour dégager les djihadistes et libérer les populations ? Faut-il une négociation pour aboutir à une résolution pacifique de la crise ? Les autorités doivent choisir l’une des options pour libérer les populations de cette localité.

B. Guindo

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Source: Le Pays

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