La fin du mandat des députés, prorogé à deuxreprises, prendra fin le 2 mai 2020. Pour autant la date annoncée par les autorités pour les législatives sera-t-elle tenue avec la situation sécuritaire qui se dégrade chaque joursur une très bonne partie du pays ? Le doute est permis.

Après plusieurs reports doublés de prorogation du du mandat des députés, le gouvernement est resté inerte et dans sa Tour d’ivoire sans penser à la préparation des législatives. Le DNI aurait recommandé l’organisation des élections législatives dans les délais mais pas dans la précipitation qui risquait de nous conduire dans une crise.
Tous les reports des législatives étaient liés à des déficiences, à des insuffisances constatées par la classe politique et l’on devrait se rassurer que tous les écueils sont levés avant toute élection. Selon les observateurs avisés de la scène politique nationale tous les problèmes soulevés et qui nous avaient conduit à la prorogation du mandat des députés demeurent sans solutions.
Le hic c’est que les acteurs politiques n’ont rien compris de ce mutisme du gouvernement sur la question qui na que trop duré. Aucun débat digne de ce nom sur le sujet na été initié afin de permettre à la classe politique dans son entièreté de prendre le pouls et de s’assurer que des corrections sont apportées sur les déficiences autrefois constatées par la classe politique.
Le gouvernement et la classe politique devraient s’asseoir autour de la table, corriger les tares et convenir de quelque chose avant de convoquer le collège électoral. Étant entendu que rien de cela na été fait et que les Maliens sont appeler aux élections législatives dans deux mois, il y’a lieu de craindre une crise après le scrutin.
Les Maliens en tout cas ne souhaitent pas voir une autre crise, notre pays a connu de multiples crises électorales et de gouvernance.
Dans beaucoup de zones pour cause d’insécurité, une frange importante de la population ne pourrait participer aux élections et serait privée de droits civiques pendant un quinquennat. Elle ne pourrait faire le choix de ses représentants à l’Assemblée nationale. La stabilité dans notre pays est encore précaire vu les attaques des civils et des forces armées ces derniers jours (Dioungani, Sokolo plus de 30 victimes en 3jours).
Avec le calendrier annoncé l’on risque de voter seulement dans une partie du territoire national tant l’insécurité est criante dans certaines zones du pays. La situation n’est pas propice pour l’organisation des élections dans toutes les circonscriptions électorales.
Nonobstant tous les problèmes soulevés par les acteurs politiques les états-majors des partis politiques affûtent leurs armes. Tous les partis dont les plus réticents vont briguer le suffrage des électeurs. Dans cette élection de proximité ce qui compte c’est le profil du candidat et sa proximité avec les populations et le parti vient en appoint en tant que chapeau.
Les populations connaissent bien ceux qui ont eu à exercer. Ont-ils répondu aux attentes ? Faites le meilleur choix de vos députés et mettez de côté l’argent et les gadgets ! L’on ne doit pas monnayer son suffrage contre 2000 FCFA contre un mandat de cinq ans.
Kaman Kéita

Source : EchosMedias

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