Dès l’entame des négociations, les chefs d’État de la Cédéao ont tracé une ligne rouge à ne pas dépasser : la démission du président IBK. Tout a été dit sauf l’essentiel pour le mouvement. Un aveu d’échec de l’organisation communautaire qui projette une rencontre des chefs d’État de la Cédéao par visioconférence le lundi 27 juillet 2020.

Si l’on se réfère à sa manière d’aborder la négociation, l’on se demande si la Cédéao était venue dans la logique de rapprocher les parties en conflit.
C’est la raison pour laquelle le mouvement de contestation
n’était pas satisfait des pourparlers qui se sont terminées en queue de poisson.


A en croire les représentants du M5-RFP autour de la table de négociation, les chefs d’Etat de la Cédéao étaient à Bamako pour sauver les meubles d’un homme et non pour tenter de sauver un peuple qui souffre dans sa chair la mauvaise gouvernance. Les contestataires ne comprennent pas l’indifférence des chefs d’Etat de la Cédéao face à la crise sociopolitique et toutes les crises que vivent les populations du Mali. Ils se demandent si
vraiment que cette Cédéao est celle des peuples ?

« Quand la case du voisin brule, aide-le à éteindre l’incendie pour éviter que ta propre case si l’on se réfère à sa manière d’aborder la négociation, l’on se demande si la Cédéao ne prenne feu », un adage qui sied bien aux chefs D’État de la Communauté.


Ils ont décidé de s’impliquer quand ils ont entendu que la mission de Goodluck Jonathan n’avait pas obtenu l’adhésion du M5. Ils se sont engagés avant que le point de non-retour ne soit atteint. Ils ont décidé de venir pour tenter d’éteindre le feu au Mali et tout cela est tout à leur honneur.

I. Sankaré

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