Dans la journée du mardi dernier, l’annonce de la « libération » des personnes citées dans l’affaire dite déstabilisation de la transition a été faite. La joie de leurs familles n’a été que de courte durée car le procureur général a fini par s’imposer à cette décision en déclenchant une procédure dite « pourvoi ». L’histoire est donc loin d’être terminée et va suivre son cours.

La procédure lancée par le procureur général peut minimum s’étaler sur une durée d’un mois.

L’affaire va se retrouver devant la section judiciaire de la cour suprême qui a pour rôle de contrôler la légalité des décisions contre lesquelles il n’existe pas d’autres voies ordinaires de recours.Il se pourrait que le procureur général ne s’oppose pas à leur libération et à l’annulation de la procédure mais il voulait juste une dernière vérification avant de signer les ordres.

Pour d’aucuns, le Procureur est dans son rôle, Ibrahim Ikassa Maiga, enseignant de droit à la FDPRI : « laissez le Procureur Général faire son travail, car la façon de présenter son action dans la procédure de pourvoi en cassation et de l’exposer donne à penser qu’il n’est pas dans son rôle ou pire qu’il viole la loi, alors qu’il n’en est rien ! ».

La gestion de cette affaire nous enseigne que nous pouvons compter sur la justice malienne, et que les juges donnent librement leurs verdicts. Il est important de signaler le professionalisme des avocats des inculpés. Ils sont restés soudés et ont toujours prôné l’apaisement. Un d’entre eux demande aux maliens de rester derrière la loi.

Les regards sont tournés vers la section judiciaire de la cour suprême.

Abdoul Aziz O Diallo

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