Alors que tout le peuple Malien attend avec impatience une réaction des autorités de la transition  sur la frappe aérienne de Bounty par Barkhane faisant des victimes civiles,  le M5-RFP est sorti dans un communiqué pour exprimer son inquiétude  sur le silence du gouvernement.

«Concernant le cas de l’attaque meurtrière de Bounty, le M5-RFP s’étonne du silence du Gouvernement alors que des versions contradictoires circulent sur cet événement »,  indique le mouvement hétéroclite dans un communiqué datant du 5 janvier. Pour les responsables  M5-RFP,  qui s’érigent en force d’opposition à certains travers de la transition, c’est un devoir  impérieux  au gouvernement de fournir aux Maliens toutes les informations nécessaires et crédibles sur la situation nationale.

En citant  l’attaque meurtrière aérienne du village de Bounty,  le M5 a rappelé aux autorités de la transition que  des cas similaires sont  survenus ces dernières semaines à travers le pays  laissant les populations très souvent sans information ni assistance adéquate.  Ce qui   aurait, selon   le communiqué du M5-RFP, eu  comme alternative des expressions  de  désarroi à travers des manifestations publiques à Farabougou, Tombouctou, Sofara, Kayes, Gao,  Koulikoro, Bandiagara, Koro, Ansongo, Bamako…

Ainsi, a-t-il interpellé les autorités de la Transition à opérer un véritable changement de système de gouvernance tant attendu par le Peuple malien. L’armée française a reconnu avoir mené une frappe aérienne contre les positions des groupes djihadistes dans le village de Bounty, cercle de Douentza.  Elle parle de la neutralisation d’une vingtaine de djihadistes parmi lesquels figuraient des victimes civiles.

« Arrestations extrajudiciaires »

Par ailleurs, le M5-RFP  dit constater  de  multiples arrestations extrajudiciaires auxquelles procèdent de plus en plus fréquemment les autorités de la Transition à travers la Direction Générale de la Sécurité d’Etat (DGSE) dont l’accès  n’est autorisé «ni aux avocats, ni aux défenseurs des droits humains ni même aux magistrats avant le bon vouloir des responsables dudit service ».

« La présentation ultérieure des personnes arrêtées ou détenues en dehors de toute procédure et délais légaux ne saurait en aucun cas ni justifier les méthodes employées, ni couvrir les graves violations de la loi et encore moins préserver les libertés et droits fondamentaux du citoyen énoncés dans la Constitution de la République du Mali et dans les Conventions internationales dûment ratifiées »,  a déploré  le M5-RFP, qui condamne ces pratiques d’une autre époque.

Plusieurs proches de l’ancien premier ministre Boubou Cissé, renversé avec l’ex-président malien IBK lors du coup d’Etat du 18 août dernier,  ont été arrêtés  par la Direction générale de la Sécurité d’Etat. Un communiqué du procureur Mamadou Kassogué reproche à Boubou Cissé, qui tente de s’échapper à la justice en vivant aujourd’hui caché,  et ses proches  des accusations «  de complot  contre le gouvernement, associations de malfaiteurs et offense à la personne du Chef de l’Etat, Bah N’Daou ».

Siaka DIAMOUTENE

Source : Maliweb.net

Laisser un commentaire