Une pénurie de gaz butane est constatée dans le district et ses environs depuis plusieurs jours. Du coup, l’on constate une flambée du bois de chauffe et du charbon. Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer cette rareté. De source bien informée, cette pénurie, selon les responsables du Groupement des importateurs de gaz, est « due à une crise de trésorerie ». Cet arrêt de fourniture s’explique par le non-paiement de la subvention qui s’élève à environ 7 milliards de F CFA.

Les importateurs de gaz sont loin d’être en grève et ne font aucune rétention du gaz butane comme beaucoup le croient. Le manque de financement pour s’approvisionner serait la cause de cette pénurie. L’Etat n’arrive pas jusqu’ici à faire le paiement de leur reliquat qui frôlerait les 7 milliards de nos francs.

Cette pénurie n’est pas sans conséquence pour les ménages qui se plaignent de la montée vertigineuse des prix du bois de chauffe et du charbon de bois. A quand la fin de cette crise de gaz butane ? Ce n’est en tout cas pas de sitôt, car les opérateurs manquent d’argent pour se procurer du gaz et ravitailler les populations.

A moins que l’Etat soit sensible à ce cri des populations, les premières à souffrir de cette situation. Cette crise profite aujourd’hui aux vendeurs de bois de chauffe et de charbon qui se frottent chaque jour les mains depuis la crise et ne souhaitent nullement que cette pénurie arrive à son terme.

Elle survient à une période où les ménages en ont le plus besoin. Cette source d’énergie moderne est entrée dans le quotidien des Bamakois et de toutes nos grandes villes et occupe une place centrale dans les ménages car la bouteille de gaz dure plus qu’un sac de charbon. Et pour tous les besoins urgents on l’utilise.

Il est regrettable que l’Etat, qui avait encouragé les populations à utiliser le gaz, soit à la base de la rupture de cette source d’énergie à cause de son retard dans le paiement des subventions. Le gaz était une alternative à la déforestation. A ce rythme, ceux qui avaient adhérer à ce changement de comportement risquent fort de revenir à l’utilisation du bois de chauffe et du charbon.

L’Etat et les opérateurs devraient s’asseoir et trouver rapidement un consensus car cette pénurie du gaz impacte négativement tous les ménages dans la capitale. Face à la pénurie les autorités restent encore de marbre et laissent les citoyens souffrir le martyre.

Ibrahima A. Tiocary Fulany Printemps

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