On vient d’apprendre, à l’instant T qu’une vingtaine de nos vaillants sous-officiers de la gendarmerie sont tombés sous le feu des fous de la vie et de tout ce qui la compose. C’est à Sokolo  à 70 km de Niono. Un carnage de plus, des orphelins de plus, des veuves et autres amis et compagnons inconsolables. Sans oublier les nombreux soldats. Et la liste n’est pas exhaustive.

Nous nous demandons si vraiment il est possible de donner un chiffre exact de soldats tués dans notre pays pour la défense et la sécurité de la Patrie. De 2012 à nos jours, il n’y a pas un seul jour qui passe sans que des informations macabres ne parviennent aux populations maliennes. Des communautés voisines ont eu à se faire affronter donnant lieu à des ravages de villages entiers et d’autres hameaux.

Pourtant, si l’on en croit les informations à notre possession, il y eu le fameux Dialogue National Inclusif DNI qui a enregistré la participation de toutes les Maliennes et de tous les Maliens. Le carnage de Sokolo vient s’ajouter à une insécurité exponentielle et grandissante. Ce qui fait que personne aujourd’hui, dans les centres urbains comme dans les zones rurales ne se sent en sécurité.

A quoi aura servi le Dialogue National Inclusif? Cette interrogation mérite d’être faite. Eu égard aux sommes colossales englouties dans son organisation.

Certains responsables religieux qui se disaient très populaires ont demandé voire exigé la démission de l’ancien premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga. En son temps, on avait fait croire que le frein à la normalisation de la situation sécuritaire de notre était l’ancien PM. Le départ du tigre de Badalabougou et de son équipe a-t-il servi à quelque chose ? Nous pensons que non. Trop de morts, beaucoup trop.

Puis face à la gestation d’un sentiment quasiment anti-Français au sein des populations, il y eut le sommet de Pau des chefs d’Etat du G5 sur invitation du président Emmanuel Macron. On lit, récemment, via certains médias que le gouvernement de Boubou CISSE devrait entreprendre des rounds de discussion et de négociation avec les chefs jihadistes Iyad et Kouffa. Nous disons si cela contribuerait à alléger le poids du carnage sur nos soldats et nos civils, pourquoi pas ? Ce qui vient d’arriver à Sokolo qu’aucun Malien n’a souhaité pouvait être évité. Il fallait une union sacrée autour de ce qui nous unit le Mali. Il fallait que les services de renseignements soient beaucoup plus efficaces…

Le président de la République SE Elhadj Boubacar KEITA, le chef du gouvernement Boubou CISSE et tous leurs partenaires et amis du Mali ne doivent point oublier que le temps et l’espace demeurent les seuls juges irréversibles qui s’attèleront à toutes œuvres humaines.

G K

Source : EchosMédias

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