C’est un point de non -retour qui  pointe entre l’opposition et le pouvoir. A cause du dispositif musclé mis en place l’opposition n’a pas pu marcher comme prévu samedi.

Les marcheurs n’’ont pas pu se rassembler samedi. La décision du gouvernement d’’interdire les marches démocratiques risque fort d’enterrer l’apaisement du climat social très tendue depuis  la proclamation de la présidentielle 2018. C’est pour la seconde fois que le gouvernement empêche à l’opposition de marcher pacifiquement pour protester contre les mauvaises pratiques du gouvernement en matière de gouvernance par le pouvoir en place.

Le gouvernement a très tôt ce samedi déployé un dispositif sécuritaire à plusieurs artères de la ville  et particulièrement au centre pour empêcher les marcheurs de se rassembler. Les forces de l’’ordre très déterminés ont fait usage du gaz lacrymogène pour dissuader les marcheurs sortis en masse pour  les disperser qui,eux, ont partout brulé les pneus.

 C’est une décision du gouverneur du district qui a été mise en application  et laquelle décision avait interdit les rassemblements sur tous les espaces et itinéraires stratégiques du centre- ville de Bamako. La situation  va certainement se durcir avec l’interdiction des marches. C’est un dialogue de sourds qui annonce le non-retour de la stabilité. Une perspective de paix se dessinait mais avec l’interdiction répétée des marches cette perspective va se dissiper.

Dans tous les cas, malgré l’échec des négociations pour l’annulation de la marche, les religieux et les familles fondatrices étaient toujours dans la dynamique de tenter le rapprochement. Maintenant, rien n’est sur car les autorités durcissent leur position ce qui n’augure pas le retour à la normale. Avec le gaz, les blessés et les interpellations de certains éléments de l’opposition, les deux camps sont loin d’un dialogue politique. Les tentatives de pacification dans une démarche de dialogue semblent vouées maintenant à l’échec. Malgré les personnes de bonne foi peuvent poursuivre la médiation.

IbrahimaA. Tiocary Fulany

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