Le Mali ,un pays d’une vieille culture d’écoute et d’échange. La manifestation d’hier donnera forcément une nouvelle figure de l’échiquier politique. Les leaders de ce mouvement et ceux de la majorité présidentielle sont tous de loins ou de prêts acteurs ou artisan de ce système depuis 1990.


Le pouvoir actuel ne doit faire la sourde oreille mais juste quelques actes de bonne volonté.
Je m’explique:
-Toujours écouté les syndicats avant que les choses s’enveniment.
-Dissoudre la cour constitutionnelle,ce qui ne coûte rien à l’État Malien.
-Mettre sur place un gouvernement d’union nationale réel,ce qui est par ailleurs l’objectif de certains leaders du mouvement de 5 juin même S’ils ne peuvent le dire à haute voix.
-Accelerer l’application des dispositions du Dialogue National Inclusif (DNI)
-Prendre des dispositions de revoir notre constitution c’est à dire organiser un référendum constitutionnel après une réelle main mise sur l’intégrité territoriale.
Ce qui est la dissolution de l’Assemblée nationale celà est déjà trop tard car ça devrait avoir lieu avant ces législatives passées qui ont été les goutes d’eau qui ont fait ravage. Cette dissolution coûtera cher à l’État Malien.


Force est de croire qu’aucun acteur politique aujourd’hui ne peut lutter contre la corruption ou traduire des voleurs devant les juridictions compétentes car ils sont tous été à un moment donné servi ou acteur de la corruption d’où la fameuse notion de « Ni yei ta fo fana bi tafo ».
Le départ du président de la République n’est pas la solution. Il faut juste changer le système de gestion du pays. Il faut une réelle cour constitutionnelle et autonomes c’est à dire revoir le système de nomination des 9 membres .

L’une des causes de la révolte de Mahmoud Dicko n’est d’autre que le chef de l’État l’a nommé à la tête de l’organe de bonne office ce qui a même donné ces fruits a l’époque avec la libération des militaires detenus par les terroristes et l’a déchu sans aucune justification tenable. S’il était toujours à la tête de cet organe est ce qu’on allait être là aujourd’hui?Est-ce que ses conflits intercommunautaire allait toujours persisté?Est-ce que Soumaila allait faire tout ce temps aux mains de ces ravisseurs?La manifestation d’hier avait un message utile qui est celui de montrer au pouvoir que la population est navrée et mecontente Le Mali doit être l’objet commun .


Mohamed Abdellahi Elkhalil
Coordinateur du Réseau d’Assistance et de Deradicalisation au Mali RADEM
Spécialiste des questions d’insécurité sociale et Sécuritaire du Sahel

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