À la faveur d’une conférence de presse animée hier au Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM), le directeur général du Festival international du film documentaire de Bamako (FIDAB), Boubacar Gakou Touré, a décliné la vision de l’événement : «L’objectif du festival est de faire valoir les nouveaux talents et le savoir-faire africain en matière de cinéma documentaire.» C’est dans cette dynamique qu’un appel à films et à projets a été officiellement lancé…

Pour la circonstance, le directeur général était entouré du directeur adjoint du CNCM, le Dr Badra Alou Diakité, et du président de la FENACAM, Alou Konaté.

Lors de son intervention devant les médias, Boubacar Gakou Touré a indiqué que cette rencontre avec la presse marquait le lancement officiel des activités de la 2ᵉ édition du FIDAB, prévue du 15 au 17 janvier 2027 au Palais de la culture Amadou Hampâté Bâ de Bamako.

Cette édition réunira une compétition officielle, une résidence d’écriture ainsi que des rencontres professionnelles.
Après le succès de la première édition en janvier 2026, ce rendez-vous 2027 débutera par sept jours de résidence d’écriture, suivis de trois jours de festivités grand public, avec un budget prévisionnel de 80 millions de FCFA. Plusieurs milliers de visiteurs y sont attendus.

Au chapitre de la compétition, 12 films documentaires africains (courts et longs-métrages) issus de plus de huit pays du continent seront évalués par un jury de professionnels. Concernant la résidence d’écriture, six projets de longs-métrages documentaires bénéficieront de sept jours d’accompagnement sous la houlette de deux mentors internationaux.

Parallèlement, des panneaux de discussion, des master-classes et des sessions B2B entre réalisateurs, producteurs et diffuseurs rythmeront l’événement.

Le clou du festival sera la remise des récompenses destinées à célébrer l’excellence : Le Grand Prix Yélen (meilleur long-métrage) ; Le Grand Prix du meilleur court-métrage ; Le Prix Kassim Sanogo (mention spéciale du jury) ; Le Prix de la meilleure image.

Dans cette perspective, un appel à films et à projets est désormais ouvert. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 15 octobre 2026. Une opportunité majeure pour les réalisateurs et auteurs africains de films documentaires de plus de 60 minutes.

Le directeur général a également profité de l’occasion pour dresser le bilan positif de la première édition, qui avait rassemblé 12 films documentaires issus de huit pays africains (Mali, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Togo, Niger, Algérie, etc.), permis l’accompagnement de six projets en résidence et offert des projections publiques gratuites au Palais de la culture et au CNCM.

Auparavant, le directeur général adjoint du CNCM, le Dr Badra Alou Diakité, dont la structure abritait cette cérémonie de lancement, a souhaité la bienvenue aux invités. Il a mis l’accent sur le rôle prépondérant du 7ᵉ art dans le développement économique et socioculturel d’un pays en refondation, tout en lançant un appel aux partenaires pour soutenir cette noble cause.

Selon lui, les plus hautes autorités placent désormais la culture et l’éducation en général, et le cinéma en particulier, au cœur des priorités nationales. Pour rappel, le FIDAB 2027 bénéficie du soutien de la Direction nationale des arts et de la culture (DNAC), du CNCM, du Fonds d’appui à l’industrie cinématographique (FAIC), du Palais de la culture Amadou Hampâté Bâ, de la Coopération suisse (DDC), de la FENACAM, de Jâ-Labs, de Diasoba, ainsi que de plusieurs partenaires médias.


Sidy Hamane CISSÉ

EchosMedias

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