
Offrir une éducation de qualité à tous les enfants du Mali, y compris les enfants handicapés, conformément aux idéaux de l’Objectif de Développement durable (ODD4), est une priorité pour le gouvernement du Mali…

C’est conformément à cet engagement qu’acteurs et partenaires de l’éducation malienne sont à pied œuvre depuis, hier mercredi, pour la validation d’une feuille de route relative au processus de développement de la politique nationale d’éducation inclusive.
C’est à la faveur d’un atelier qui regroupe, depuis hier, les cadres du ministère de l’Education nationale ; les directeurs et ou représentants des services centraux et déconcentrés dudit département ministériel; les représentants des partenaires techniques et financiers, tel que Humanité Inclusive, Sigthsavers, etc. à l’hôtel Millenium, ACI 2 000.
L’ouverture des travaux était présidée par le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, Issoufi DICKO ; qui avait à ses côtés, Paul Ciriaque MARIKO, représentant du FONGIM ; Mme Coulibaly Maria SANGARE, la Directrice nationale de l’éducation préscolaire et spéciale (DNEPS) ; et Sy Nana TRAORE, représentante de la délégation spéciale de la commune IV.
L’objectif de cette rencontre, selon ses initiateurs, est de présenter la feuille de route en vue de recueillir les soutiens, surtout financiers, pour permettre au Mali de disposer d’un document de Politique nationale d’éducation inclusive.
Au cours des deux jours de travail, il s’agit pour les participants de présenter le projet de feuille de route aux PTF ; recueillir les «inputs» des PTF sur la feuille de route ; renouveler la volonté du MEN à aller vers le développement de la politique nationale d’éducation inclusive.
La rencontre vise, par ailleurs, à identifier les PTF qui sont prêts à mobiliser des ressources, en 2024 et 2025, pour le développement de la politique nationale d’éducation inclusive.
Selon Barthelemy SANGALA, chef division à la DNEPS, l’éducation est un droit pour tous les citoyens, y compris les enfants vivant avec le handicap. Or, a-t-il fait savoir, il est de notoriété publique que cette dernière catégorie d’enfants éprouve des difficultés d’accès à l’éducation, notamment une éducation inclusive.
Pour changer la donne, M. SANGALA a expliqué qu’il faut d’abord former les enseignants à la prise en charge des enfants à besoins spécifiques, tels que les aveugles, les sourds.
A cela s’ajoutent les réalisations d’infrastructures scolaires adaptées et accessibles à tous les enfants, notamment ceux vivants avec un handicap.
Enfin, il s’agira de doter tous les établissements de kits et de matériels scolaires adéquates pour une éducation inclusive, tel que les cahiers en braille.
Il ressort de son propos que le coût pour l’élaboration du document de cette politique est de 234 millions de F CFA pour deux ans.
De son côté, le représentant de Sightsavers, Paul Ciriaque MARIKO, a réaffirmé l’engagement des partenaires à appuyer et accompagner le MEN dans l’élaboration et la mise en œuvre de cette politique nationale pour une éducation inclusive à partir de 2025.
Avant de terminer, il a lancé un appel aux autres PTF, tel que l’UNICEF, l’UNESCO et la Banque Mondiale et le PNUD, à soutenir financièrement la Politique nationale d’éducation inclusive du Mali.
A l’ouverture des travaux, Issoufi DICKO, a rappelé que le ministère de l’Education nationale, à travers la DNEPS, ne ménage aucun effort pour que les enfants porteurs de handicap au Mali aient accès à l’école et y reçoivent une éducation comme leurs pairs et avec eux.
«La réussite de ce processus demande une synergie d’actions entre différents ministères, les partenaires techniques et financiers, les ONG», a préconisé Issoufi DICKO, secrétaire général du ministère de l’Education nationale.
Abdoulaye OUATTARA
ÉchosMédias
