
Pour contribuer à l’amélioration de la prévention et la prise en charge juridique des cas de violences conjugales, un atelier s’est tenu le jeudi 20 mars 2025 à la Maison de la Presse. C’était en présence de Mme DIALLO Awa Thierno TRAORÉ Représentante de la délégation spéciale de la Mairie de la CII, M. Mamadou Boua SIMPARA Coordinateur des Chefs de quartiers de la CII, M. Moro Siaka DIALLO correspondant JDH au Mali ; Mme Kadidia TOGOLA SOW, président de la FENACOF, Lieutenant –Colonel Assan TRAORÉ Responsable One Stop Center GMS paneliste, M. Alexandre OUEDRAGO Magistrat paneliste ; Mme Fatoumata Siré DIAKITÉ représentante du ministre de la promotion de la femme, de l’Enfant et de la famille et une centaine de participants…
Il s’agissait, à travers cette session de formation, pour les organisateurs de présenter un état des lieux sur les violences conjugales et la protection des survivantes au Mali.
Aussi, de discuter des difficultés et insuffisances liées à l’accès à la justice et à la protection juridique des survivantes des violences conjugales au Mali ; renforcer les connaissances et outiller sur le traumatisme en contexte de violences sexistes ; échanger sur les réponses adaptées pour améliorer la protection et la prise en charge juridique des cas de violences conjugales au Mali ; élaborer des recommandations adaptées pour une meilleure prévention et protection des femmes et filles victimes de violences conjugales au Mali.
À travers cette table-ronde, la fédération nationale des collectifs et organisations féminines du Mali (FENACOF) et l’ONG Canadienne Journalistes pour les Droits Humains (JDH), entendent participer au renforcement de la protection des femmes et filles victimes de violences conjugales à travers le dialogue, l’apprentissage et le partage d’information entre les organisations de la société civile, les médias, les structures de l’Etat et des collectivités, a indiqué la présidente de la FENACOF Mme Kadidia TOGOLA SOW.
Aussi, de rappeler que de 2021 à 2023, près de 16.000 cas de VBG ont été documentés.
Parmi les formes de VBG les plus préoccupantes, précise-t-elle, figurent les violences conjugales qui persistent depuis des années au sein des communautés maliennes à cause de plusieurs facteurs et inégalités qui contribuent à maintenir une société patriarcale.
La plupart des femmes victimes de violences conjugales n’osent pas dénoncer les actes de violences, soit par peur de déshonorer leurs familles, ou par honte, ou par méconnaissance de structures de prise en charge ou par difficultés d’accès aux services.
De son côté, le Coordinateur de JDH au Mali M. Moro Siaka DIALLO a laissé entendre que cette table-ronde contribue à renforcer la protection des femmes et filles victimes de violence conjugales et à promouvoir les Droits humains au Mali.
Aussi, de rappeler qu’au sein des différentes communautés, la violence conjugale a longtemps été une thématique sociale et culturelle qui s’est inscrite dans les rapports d’inégalité et de pouvoir entre les hommes et les femmes.
Les filles et femmes rencontrent de nombreux obstacles (familiaux, communautaires, économiques et financiers) qui se dressent encore sur leur chemin pour dénoncer, obtenir justice, réparation, sécurité et protection.
L’Etat du Mali a renforcé le cadre législatif et juridique afin de mieux lutter contre les VBG à travers la Loi N°2024-027 DU 13 DECEMBRE 2024 portant Code Pénal qui prévoit plusieurs dispositions contre les atteintes au genre.
La Représentante du ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille Mme Fatoumata Siré DIAKITÉ elle, estime dira :«nous devons identifier ensemble les obstacles qui empêchent les survivantes de dénoncer les violences et d’accéder aux services de soutien nécessaires.
Pour une meilleure prise en charge holistique des survivantes, il est nécessaire de renforcer la synergie entre les acteurs. Ce partenariat est essentiel pour créer un environnement où les femmes se sentent en sécurité et soutenues dans leur quête de justice».
En tout cas, cette session fut l’occasion pour les participants de discuter des défis liés à l’accès à la justice et à la protection juridique. Mais, aussi de faire des recommandations pertinentes afin d’améliorer la prévention et la protection des femmes et des filles victimes de violences conjugales.
T.C
Source : Le Bâtisseur
