
L’Union des associations et coordinations d’associations pour le développement et la défense des droits des démunis (UACDDDD), avec l’appui technique et financier de Tenure Facility, a organisé du 9 au 10 mai 2025 dans la Commune rurale de Minidian, cercle de kangaba, la formation des rapporteurs des Commissions foncières villageoises (Cofov)…
Cette activité rentre dans le cadre du Programme de gouvernance foncière et de sécurisation des droits coutumiers. L’objectif principal de cette formation de deux jours était de renforcer les compétences des rapporteurs des Cofov, véritables acteurs de proximité en matière de gestion foncière locale.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large portée par l’UACDDDD, visant à promouvoir une gouvernance foncière inclusive, équitable et respectueuse des droits des communautés locales.
Elle démontre une fois de plus l’importance de la formation continue et de l’accompagnement de proximité pour garantir une mise en œuvre efficace de la réforme foncière au Mali. Durant deux jours, les participants ont été outillés sur le remplissage correct et rigoureux des procès-verbaux relatifs aux décisions foncières, l’utilisation des outils de sécurisation foncière et de suivi des transactions.
Ils ont été renforcés sur la clarification de leurs rôles et responsabilités au sein des Cofov et l’analyse et la compréhension des principales dispositions de la Loi foncière agricole (LFA) adoptée en 2017.
Les échanges ont été interactifs et ont permis de lever plusieurs zones d’ombre concernant l’interprétation de certains articles de la LFA, souvent sources de confusion ou de mauvaise application sur le terrain.
Les participants ont également partagé leurs expériences, difficultés et pratiques locales, ce qui a enrichi les débats et permis un apprentissage mutuel. A l’issue de la formation, les rapporteurs se sont engagés à assumer pleinement leur rôle de relais communautaires.
Ils se sont déclarés prêts à jouer un rôle actif dans la prévention et la résolution des conflits fonciers, à travers un dialogue constant avec les communautés, la transparence dans les actes de gestion foncière et une meilleure appropriation des textes légaux.
Mahfila Coulibaly
ÉchosMédias
