
Alors que Kiev et ses alliés exigent un cessez-le-feu « inconditionnel » en Ukraine, le président russe a dit vouloir des négociations « directes ». Pour Emmanuel Macron, Vladimir Poutine « cherche une voie, mais il y a toujours chez lui la volonté de gagner du temps »….
Les négociations « directes » proposées par le président russe Vladimir Poutine entre la Russie et l’Ukraine, en réponse au cessez-le-feu « inconditionnel » exigé par Kiev et ses alliés, est « un premier mouvement mais il n’est pas suffisant », a réagi dimanche 11 mai Emmanuel Macron.
« Le cessez-le-feu inconditionnel n’est pas précédé par des négociations, par définition », a déclaré le président français à des journalistes à sa descente de train dans la ville polonaise de Przemysl au retour d’un déplacement en Ukraine. Il a estimé que cette contre-proposition montrait que Vladimir Poutine « cherche une voie, mais il y a toujours chez lui la volonté de gagner du temps ».
Prié de dire s’il s’agissait d’une manoeuvre dilatoire, comme il en a plusieurs fois accusé la Russie, il a répondu: « si, si, c’en est une ».
Trump salue « un potentiel grand jour »
Emmanuel Macron était samedi à Kiev avec les dirigeants britannique, allemand et polonais, au côté du président ukrainien Volodymyr Zelensky, pour lancer un ultimatum à Moscou: accepter un cessez-le-feu « inconditionnel et complet » de 30 jours ou s’exposer à de nouvelles « sanctions massives ».
Les Européens ont assuré agir de concert avec les Etats-Unis de Donald Trump. Ce dernier a salué « un potentiel grand jour » après la proposition par Vladimir Poutine, assurant qu’il comptait « continuer à travailler » avec Kiev et Moscou pour mettre fin au conflit.
Dans la nuit, pendant que le président français était dans le train avec le Premier ministre britannique Keir Starmer sur le chemin du retour, Vladimir Poutine a proposé des « négociations sans aucune conditions préalable » à l’Ukraine, « dès jeudi prochain » à Istanbul. Il a repoussé la question d’une trêve à ces éventuelles tractations. « C’est une façon de ne pas répondre », a encore dit le président français.
« Les Ukrainiens ne peuvent pas accepter des discussions parallèles alors qu’ils continuent à être bombardés »
Selon lui, le président russe ne pouvait pas juste rejeter la proposition occidentale avec l’Ukraine parce qu’il se serait mis « du mauvais côté ». « C’est une façon de montrer aussi qu’il engage et d’essayer d’avoir une ambiguïté à l’égard des Américains », a-t-il commenté.
