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À l’instar de la communauté internationale, le Mali a célébré, dimanche dernier, la 20è édition consécutive de la Journée mondiale du lait, placée cette année sous le thème national: «La stabilisation du cheptel, facteur de souveraineté de notre élevage avec les aménagements pastoraux et l’incitation à la culture fourragère pour augmenter quantitativement et qualitativement notre production en lait cru local»…

Des différentes interventions, il ressort  que le Mali dépense près de 30 milliards de francs CFA par an pour couvrir les besoins de consommation en produits laitiers. Cela s’explique par le fait que seulement 2 % de la production nationale est transformée. Des initiatives sont en cours pour inverser la tendance.

L’édition 2025 a été célébré, dimanche dernier, au Palais de la culture Amadou Hampâté Bâ, sous la présidence du ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba ; en présence du représentant résident par intérim de la FAO au Mali, Isaias Angue Obama, du président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam), Sanoussi Bouya Sylla, ainsi que des représentants des interprofessions lait et bétail-viande.

Le Mali dépense environ 30 milliards de francs CFA dans l’importation du lait bien que notre pays dispose d’un important cheptel.

Cela n’est pas admissible selon les autorités.

C’est pourquoi, le thème de la célébration de la journée mondiale du lait célébré ce dimanche 1er juin est : «La stabilisation du cheptel facteur de souveraineté de notre élevage avec les aménagements pastoraux et l’incitation à la culture fourragère pour augmenter quantitativement et qualitativement notre production en lait cru».

D’entrée de jeu, le ministre Youba Ba a rappelé l’importance économique, sociale et nutritionnelle du lait.

Le thème choisi, selon lui, s’aligne sur la vision des autorités de faire de l’élevage un véritable levier de croissance économique, notamment par la stabilisation du cheptel.

Aliment naturel complet, le lait joue un rôle central dans la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté. Le potentiel laitier national est évalué à plus de 2,55 millions de tonnes de lait, dont 1,12 tonnes sont jugées exploitables (Rapport DNPIΑ 2024).

Malgré ce potentiel, la consommation moyenne reste faible, environ 30 litres par habitant et par an, contre 80 à 90 litres dans les pays développés et 60 litres recommandés par la FAO.

Le ministre de l’Élevage et de la Pêche a précisé que la production laitière dépend fortement des conditions climatiques et de la conduite des troupeaux. La collecte, la transformation, la conservation, et la distribution du lai pose aujourd’hui encore de nombreux défis.

Face à cette dépendance, Youba Ba a rappelé la décision du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goita, d’allouer 10% de la production nationale de graines de coton aux éleveurs et producteurs de coton depuis la campagne agricole 2022.
Pour 2024, cela représente 21.600 tonnes, dont 13.920,5 tonnes déjà enlevées, soit 64,4%.

Le président de l’Apcam, Sanoussi Bouya Sylla a salué l’octroi de graines de coton, qui a permis de stabiliser les prix de la viande et d’entretenir les bœufs de labour pour un bon démarrage de l’hivernage. Il a plaidé pour porter ce quota à 20% et renforcer la culture fourragère, indispensable à l’autonomie alimentaire du bétail.

La cérémonie a pris fin par la remise symbolique de lait au Service social des armées, à la pouponnière de Bamako et aux personnes en situation de handicap physique. À noter que les festivités se sont également tenues dans plusieurs régions du pays.

Abdoulaye OUATTARA

EchosMedias

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