Le Colloque des peuples Africains sur la démocratie en Afrique (COPADA) s’est tenu du 26 au  28 juin 2025 à Dakar (Sénégal). Cette rencontre d’envergure de trois jours a vu la participation de plus de 40 pays du continent africain et de sa diaspora.  Ils ont été représentés par des reines, rois, principes et chefs coutumiers et traditionnels mais aussi par d’éminents hommes et femmes de science et de culture…

Le thème est: « La renaissance Africaine : visions des chefferies, notabilités Coutumières et royautés d’Afrique et de sa diaspora ». Le Colloque de Dakar 2025 est une initiative prometteuse pour un impact significatif sur le renforcement de la démocratie et de la paix en Afrique.

Cette édition de Dakar contribué à définir les voies d’action futures et renforcer les engagements vers un continent plus stable et intégré. La mise en avant des valeurs culturelles et communautaires est un signal fort de la volonté d’un retour aux sources pour construire l’avenir.

Il a rappelé que le Colloque des peuples Africains pour la démocratie en Afrique(COPADA) a fait du chemin en un an, depuis la première édition à Abidjan en 2024. Pour l’Amenokal Alhassane Ag Mehdi, la qualité et la taille de la délégation de la plateforme nationale des légitimités traditionnelles et coutumières du Mali à Dakar en est une preuve éloquente.

Par ailleurs, l’artisanat tout comme  l’art et la culture restent le socle de toute renaissance et des leviers importants pour la dynamisation et la renaissance africaines. Rappelant que l’Afrique est un vieux continent, berceau de l’humanité et de brillantes civilisations ancestrales qui n’avaient rien à envier aux autres continents.

Sur le plan de la gouvernance, la première Constitution, d’essence démocratique fut la Charte de Kurukanfuga, édictée en 1236 par l’empereur du Mali, Soundjata Keita. Selon lui, notre continent est aujourd’hui à la croisée des chemins.

A ses dires, l’échec des modèles de gouvernance importés voire imposés de l’extérieur ne lui laisse d’autre choix que celui de revenir à ses valeurs éthiques et morales et  à ses institutions traditionnelles. Il a insisté sur deux aspects pour comprendre et réussir la renaissance africaine.

Il s’agit de la temporalité et la spatialité des chefferies, notabilités coutumières et royautés en Afrique et dans sa diaspora. « Dans tous les pays du continent, souvent avec des fortunes diverses, ces institutions traditionnelles, qui étaient là avant nos états modernes, apportent encore leur accompagnement et leur soutien aux diverses autorités en place », a-t-il souligné.

Il a expliqué que l’espace et le temps sont interdépendants, il n’y a pas d’espace sans temps, ni de temps sans espace. Ajoutant que la démocratie repose sur l’idée d’engagement et de participation continus des citoyens, ce qui implique une dimension temporelle : les décisions et les changements, prennent du temps à se concrétiser.

Il dira que la nécessité et l’urgence de la revalorisation des chefferies, notabilités coutumières et royautés en Afrique et dans sa diaspora. « Ces institutions traditionnelles sont l’émanation des peuples africains avec leurs us et coutumes, leurs valeurs éthiques et morales et même leurs ambitions.

Elles constituent pour nos gouvernants des relais efficaces avec les communautés de même qu’elles constituent des forces de stabilisation de nos pays « , a-t-il déclaré. Pour l’Amenokal Alhassane Ag Mehdi, les autorités de nos différents pays doivent œuvrer à créer les conditions de leur revalorisation et à leur conférer un statut officiel et protocolaires dans l’architecture institutionnelle.

La renaissance Africaine ne sera une réalité qu’à travers cette reconnaissance et cette revalorisation, a-t-il dit.

En guise de propositions, le président du Conseil supérieur des IMITICHA du Mali propose d’accroitre les échanges d’expériences en matière de revalorisation des institutions traditionnelles entre les pays africains et entre les régions, d’accélérer l’opérationnalisation du Conseil Africain de la gouvernance traditionnelle et de ses démembrements, faire de la culture, de l’art et de l’artisanat  africains une dimension essentielle du COPADA pour ses prochaines éditions…

Mahfila Coulibaly

ÉchosMédias

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