
Je ne parle pas wolof, mais c’est ma femme, originaire de Saint-Louis, qui m’a confié cette phrase pour ouvrir cet article. Je la trouve juste, profonde et parfaitement appropriée: « Ku jub du ragal, ku dagan du sonn », ce qui signifie en français, « Celui qui est loyal ne craint rien, celui qui est digne ne fatigue pas. »
Il est très souvent répété en Afrique que « c’est Dieu qui donne le pouvoir », que le président est le «papa national », le « chef suprême»…

Mais ce genre de propos, souvent servis par des courtisans chafouins, n’ont jamais donné de grandeur durable à un président. Ces flatteries toxiques finissent par isoler, aveugler, puis faire chuter. Elles ne sont pas divines, elles sont parfois démoniaques.
Macky Sall en est un exemple. Autrefois membre du «club des puissants», certains lui disaient: «Pourquoi n’écrases-tu pas ce petit opposant ?» À l’intérieur du pays, on lui glissait,
«Ces Pastefiens ne sont que des microbes populistes qu’il faut éliminer.» Mais la vérité a fini par s’imposer. Le peuple a vu, le peuple a vécu.
Et c’est dans cette vérité qu’est né le miracle politique sénégalais.
Quand tout semblait perdu, Ousmane Sonko, dans un geste de loyauté et de stratégie, a imposé la candidature de Bassirou Diomaye Faye. Sans lui, il n’y aurait eu ni Pastef aux élections, ni victoire.
Ce fut un choix d’homme d’État. Un sacrifice rare.
Aujourd’hui, pourtant, certains essaient de semer la zizanie. On pousse Diomaye à marginaliser Sonko, à lui tourner le dos, à se méfier.
Certains vont jusqu’à lui souffler de se méfier même de ses fidèles de la première heure. Il ne doit pas écouter, pas même sa propre femme si elle venait à lui tenir de tels discours.
Car humilier Sonko, ce n’est pas l’a baisser, c’est affaiblir tout ce qu’ils ont construit ensemble.
Ousmane Sonko n’est ni ingrat ni rancunier. Il s’impose la retenue, par vertu.
Il subit les coups, les rumeurs, les coups tordus. Mais il reste loyal. Il sent les conspirations, les calculs, mais il tient bon. Ce n’est pas un homme cassé, c’est un roc. Et s’il le faut, il saura se relever. Car Dieu n’abandonne pas les justes.
Bassirou Diomaye Faye est aujourd’hui Président. Mais il ne doit jamais oublier d’où vient sa légitimité. Sonko n’est pas une ombre, mais une lumière. Un homme d’honneur, un frère d’armes. Ceux qui tentent de les diviser sont les mêmes qui, hier, voulaient les enterrer.
Leur alliance a inspiré l’Afrique. Elle a démontré que la jeunesse peut vaincre, que l’intégrité peut triompher. S’ils restent soudés, ils incarneront l’espoir. S’ils se déchirent, ils deviendront une déception de plus.
Il faut choisir la mémoire à la place de la manipulation. Choisir la fidélité au lieu des calculs. Et se souvenir que ce que Dieu construit, seul l’orgueil peut le détruire. Le Poing

