
En ma qualité de président de l’Association de médecine du sport, je tiens à souligner que l’activité de la FEMAFOOT (Fédération Malienne de Football) ne peut plus progresser sans une approche rigoureuse. L’accompagnement médical obligatoire du sport pour son développement et la recherche scientifique sont désormais des piliers essentiels. Le sport est devenu une véritable science…
Dans le cadre de son programme d’activité, le président Mamoutou (de la FEMAFOOT) a clairement affirmé notre objectif de former l’ensemble des acteurs du football dans tous les secteurs. La santé est, à ce titre, un domaine singulier. Il est en accord avec nous sur le fait que les médecins, les cliniciens, les infirmiers, les entraîneurs, les préparateurs physiques, et même les détenteurs de licences (les arbitres, etc.), sont tous des acteurs du jeu.
C’est pourquoi nous désirons mettre en place des dispositifs sur le terrain, que l’on appelle couramment l’ARC (Arrêt Cardio-Respiratoire). Malheureusement, nous avons été confrontés à des cas d’arrêt cardiaque en 2024 lors du championnat.
Notre rôle principal est d’abord la prévention. Pour prévenir, il est impératif de former les acteurs afin qu’ils comprennent la nécessité d’éviter ces arrêts.
C’est ainsi que, dès le début de ce championnat, nous avons décidé de former non seulement les agents de santé, mais aussi les entraîneurs et autres acteurs de terrain. Souvent, pour sauver une vie, il suffit d’avoir les bons gestes. Le sauvetage n’est donc pas l’apanage exclusif des professionnels de santé.
Aujourd’hui, nous travaillons en étroite collaboration avec les médecins du sport, la Fédération (notre faîtière) et la Fédération des entraîneurs du Mali. L’objectif est de s’assurer que tout le monde dispose du même niveau d’information.
Historiquement, l’expertise revient aux médecins, mais tout le monde doit être capable d’intervenir avant l’arrivée du médecin sur le terrain. La prévention ne peut se faire sans l’implication du staff technique. En effet, si le staff technique adhère à cette vision et à cette philosophie, cela permet aussi aux footballeurs d’accepter plus sereinement les examens médicaux nécessaires à la prévention de l’arrêt cardiaque.
Je remercie infiniment l’ensemble des médias présents, y compris ceux qui couvrent nos forces armées, lesquelles peuvent également être confrontées à des situations d’arrêt cardiaque.
Demain, nous avons prévu une séance de « promotion cérébrale » avec les journalistes et les entraîneurs. Le thème est l’arrêt cardiaque, avec un accent mis sur la pratique et la manipulation d’un défibrillateur (DAE). L’idée est qu’ils sachent quoi dire et comment réagir dans leurs commentaires et actions.
Je serai très attentif. La Fédération a validé la présence de quatre défibrillateurs au niveau des acteurs médicaux. Désormais, tous les matchs de championnat doivent commencer avec un agent disposant d’un défibrillateur à portée de main. Si un match se déroule sans défibrillateur, alors que la Fédération a consenti l’effort financier pour les fournir, je saurai comment sanctionner le responsable. Nous serons intraitables. Nous avons formé les agents, et la Fédération est ouverte à cette démarche, car le matériel permet d’effectuer la réanimation avec de meilleurs résultats.
Je ne saurais terminer sans remercier le groupe pharmaceutique Phar qui nous a accompagnés aujourd’hui et qui prendra en charge le déjeuner. Nous les en remercions. Je remercie tous ceux qui ont fait le déplacement dans le cadre de cette formation. Je salue l’engagement de ceux qui sont concernés par cette formation, et j’apprécie la réaction des uns et des autres quant à leur participation.
Je ne veux pas éluder ce qu’a dit le président de la commission, mais cela va dans la droite ligne du programme de développement du football que nous avions développé durant notre campagne pour les élections du Comité Olympique et de la Fédération de Football. Ce programme est fondé sur la formation dans tous les domaines.
Nous avons déjà organisé de nombreuses formations dans ce cadre, ainsi que dans d’autres domaines, notamment l’arbitrage. Nous allons continuer.
B. Diakité
EchosMedias
