Notre pays a commémoré, lundi dernier, la journée mondiale de lutte contre le VIH/Sida sous le thème « Crise de financement extérieur : une opportunité pour promouvoir le financement souverain ». Dans le cadre des activités de cette journée, le Réseau malien des associations des personnes vivant avec le Vih/Sida (RMAP+) a organisé une journée porte ouverte à siège à Médina-Coura… 

L’événement  qui entre dans le cadre de la semaine de personnes vivant avec le VIH était placé sous le co-parrainage de Malick SÈNE, ancien Secrétaire exécutif du HCNLS, et Abdoul Kassim Ibrahim FOMBA, ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne.

Financée par le budget d’Etat à travers le SE/HCNLS cette journée initiée par le RMAP+ inclut l’animation d’un panel sur la vie du RMAP+, les droits humains et genres en lien avec le VIH et le SIDA ainsi que la mobilisation des ressources financières et ses défis. Elle a aussi été caractérisé par les dépistages du VIH, de la tuberculose et du diabète avec le cours des ONG Santé Diabète et ARCAD Santé plus ainsi qu’une exposition des produits confectionnés par les femmes vivant avec le VIH grâce au fond AGR reçu à travers le SE du HCNLS afin de démontrer un visage humain, etc.

A l’entame de son propos, la président du RMAP+, Mme Toure Mariam MAIGA, a remercié le Secrétariat Exécutif du Haut Conseil National de Lutte contre le Sida d’avoir dédié cette semaine au PVVIH.

Elle a présenté les parrains comme des personnalités ayant fait leurs preuves pour le développement de notre cher pays notamment dans le domaine de la lutte contre le SIDA.

Dans son intervention, le Secrétaire exécutif du HCNLS, Dr Dr Ichiaka Moumini KONÉ, s’est réjoui de constater que le taux de séropositivité est à la baisse dans notre pays depuis un certain temps.

Avec un taux de 1% en 2021, les dernières données en la matière montrent que le Mali a un taux de 0,75% en 2025, et cela malgré les vicissitudes liées au financement du Vih/Sida dans le monde.

Il ressort de son propos que le président de la transition a fait de la lutte contre le Vih/Sida une priorité dans l’action gouvernement.

Pour lui, le « Crise de financement extérieur : une opportunité pour promouvoir le financement souverain » fait appelle à mécanismes nationaux de financement.

« Nous avons choisi cette thématique pour ne pas dépendre des financements extérieurs qui représentent 80% de nos budgets, contre 20% au niveau national. Le jour où les partenaires décideront de ne plus appuyer la lutte, on risque de revenir à la case de départ pour le taux de prévalence », s’est-il inquiété, ajoutant que ’’ cela n’est pas permis au regard de la mobilisation et des avancées enregistrées par le Mali.

Pour lui, il est plus que jamais nécessaire de se mettre ensemble pour soutenir cette lutte.

Selon le Dr Ichiaka Moumine KONE, près de 4 000 nouvelles infections au VIH / SIDA a été enregistrées en 2024 au Mali contre 5800 en 2022 et le taux de prévalence est désormais de 0,76 %, contre 1 % en 2021.

Il a également ajouté qu’au total, 3 236 décès liés au Sida ont été enregistrés en 2024, contre 4 300 en 2022.

S’agissant de la prévention de la transmission mère-enfant, 4 361 femmes enceintes séropositives étaient attendues cette année.

Cependant, seules 2 003 ont été mises sous traitement, soit une couverture de 46 %, selon Dr Koné.

De son côté, l’ancien secrétaire exécutif, Malick SENE, s’est réjoui que le Mali ait fait des avancées dans le cadre de la lutte.

« Les taux sont en train de baisser, cela montre que les choses marchent bien ».

Pour lui, la journée mondiale est une occasion de manifester la solidarité et l’entraide avec les personnes vivant avec le VIH.

De son avis, le principal défi pour notre pays en la matière demeure le financement.

« Lorsqu’il y a eu le Vih/Sida, la communauté internationale a créé le Fonds mondial pour aider les pays africains qui n’avaient pas de moyens. Mais c’était pour nous permettre de mettre en place nos fonds au plan national », a-il fait savoir.

Malheureusement, a-t-il déploré, les pays du continent n’ont pas profité de cet accompagnement pour créer leur propre Fonds avant le départ du fonds mondial.

Aujourd’hui, a-t-il révelé, le fonds mondial connaît des difficultés mettant en péril les acquis engrangés.

 

Par Abdoulaye OUATTARA

EchosMedias

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