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Le Fonds Auto Renouvelable pour l’Emploi (FARE) a validé son budget 2026, marquant une étape cruciale pour l’emploi au Mali. Réuni pour sa 55ème session ordinaire, dite «Session budgétaire», le jeudi 11 décembre 2025, dans ses locaux de Bamako, le Conseil d’administration a approuvé les ressources financières destinées à stimuler les initiatives d’emploi sur l’ensemble du territoire national…

L’enveloppe budgétaire de plus d’un milliard également demi vise à consolider les acquis et à financer de nouveaux projets, notamment l’appui à la création de PME/PMI et de l’auto-emploi.

Cette session décisive était présidée par M. Ibrahim Ag Nock, Président du Conseil d’administration, avec la participation de M. Bassala Kassim Touré, Directeur Exécutif du FARE, ainsi que de l’ensemble des administrateurs de l’institution.

Le Président du Conseil d’Administration (PCA) a ouvert la session en dressant un constat fondamental : le Fonds d’Appui et de Relance Économique (FARE) s’est imposé, au fil du temps, comme un pilier central de l’architecture nationale de soutien aux acteurs économiques les plus vulnérables.

Loin d’être une simple entité administrative, le PCA a insisté sur la transformation de l’organisation en un instrument de confiance, un véritable outil d’espoir et, surtout, un puissant levier de transformation sociale.

Cet ancrage stratégique guide l’ambition de l’instance dirigeante, qui souhaite explicitement que les travaux de cette session consolident et amplifient cette mission d’intérêt général.

Abordant la gestion de l’exercice budgétaire 2025, le PCA a présenté des résultats particulièrement impressionnants, témoignant d’une gestion efficace et dynamique. Le budget initial, équilibré à 1,4 milliard de Francs CFA (F CFA), a vu ses prévisions de recettes dépassées de manière spectaculaire, atteignant un taux de réalisation de 175 %. Simultanément, la maîtrise rigoureuse des dépenses s’est traduite par un taux d’exécution des charges de 86 %. Ces chiffres illustrent la solidité financière de l’institution et sa capacité à mobiliser des ressources bien au-delà des attentes initiales.

Concernant les perspectives d’avenir, le projet de budget 2026, proposé à 1 550 520 000 F CFA, incarne une vision ambitieuse : celle d’un FARE résolument plus fort, plus agile et, par-dessus tout, plus proche des citoyens et des territoires. Cette volonté d’expansion se reflète dans les prévisions d’engagement substantielle, s’élevant à 1 milliard 40 millions de F CFA (1 040 000 000 F CFA).

L’objectif est clair : étendre l’impact du Fonds en ciblant spécifiquement les jeunes entrepreneurs, les initiatives économiques locales, les commerçants, ainsi que tous les acteurs porteurs de dynamiques de transformation.

Parallèlement, le Plan de Travail Annuel (PTA) 2026, bénéficiant d’un montant garanti conséquent de 1 milliard 124 millions 329 mille F CFA (1 124 329 000 F CFA), s’inscrit en parfaite cohérence avec les orientations nationales de transformation économique.

Ce plan introduit une nouvelle dynamique opérationnelle axée sur plusieurs axes majeurs, à savoir : « la modernisation poussée des outils de gestion interne pour gagner en efficacité ; la consolidation stratégique des partenariats existants et l’exploration de nouvelles collaborations ; l’élargissement ciblé des dispositifs d’appui pour toucher un plus grand nombre de bénéficiaires ; l’amélioration continue de la gouvernance pour garantir transparence et efficacité« .

Le PTA 2026 détaille également des actions concrètes de garantie de financement, illustrant la portée opérationnelle de ces engagements : « un appui spécifique pour 30 Petites et Moyennes Entreprises (PME), avec un engagement de 90 millions de F CFA ; un soutien dédié à 50 commerçants, représentant une garantie de 50 millions de F CFA ; un accompagnement significatif pour 135 entreprises cautionnées, mobilisant une enveloppe impressionnante de 900 millions de F CFA ».

Le PCA a conclu son intervention sur une note mobilisatrice, soulignant l’impact social direct attendu de ces mesures : ces activités permettront la création ou la pérennisation estimée de 375 emplois (permanents et journaliers). Il a martelé que ce plan de travail n’est pas un document administratif de plus, mais bien la feuille de route stratégique de l’avenir du FARE.

Il a lancé un appel vibrant à la responsabilité collective des administrateurs, insistant sur l’ambition partagée d’accompagner efficacement les autorités gouvernementales dans la mise en œuvre de la Politique Nationale de l’Emploi.

Le projet de budget 2026, arrêté aux montants susmentionnés, est désormais soumis à leur appréciation, avec l’attente d’orientations claires pour la Direction Exécutive.

Faisant écho aux propos du PCA, Bassala Kassim TOURÉ, le Directeur Exécutif du FARE, a apporté un éclairage essentiel sur les défis opérationnels.

Il a identifié la méconnaissance de la structure par certaines entités étatiques comme la principale difficulté.

Pour y remédier, il a rappelé l’architecture unique et intégrée du FARE, né de la synergie entre quatre institutions publiques fondatrices :  « l’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE), qui gère le volet emploi et insertion professionnelle ; la Caisse Nationale d’Assurance et de Réassurance (CNAR), responsable des assurances véhicules et vie ; la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCIM), partenaire de l’accompagnement des commerçants ; l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS), pilier de la prévoyance sociale« .

Il a brillamment expliqué le mécanisme d’accompagnement circulaire : lorsque des acteurs économiques peinent à répondre aux exigences du marché bancaire classique, le FARE intervient pour faciliter leur insertion professionnelle.

Ce processus vertueux assure que les bénéficiaires sont immédiatement immatriculés à l’INPS, enregistrés auprès de la Chambre de Commerce, et que leurs équipements sont assurés via la CNAR au fur et à mesure du développement de leurs activités, créant ainsi un écosystème de soutien complet et sécurisé.

Il est à noter que les travaux ont porté sur : « l’examen et l’adoption du procès-verbal de la 54 ème session ordinaire tenue le 04 décembre 2024 ; l’examen et l’adoption du point d’exécution du budget de l’exercice 2025 et du projet de budget 2026 ; l’examen et l’adoption du point d’exécution des activités de l’exercice 2025 et du projet du Plan de Travail Annuel (PTA) 2026 et divers« .

Aissetou CISSÉ

EchosMedias

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