À l’ouverture de la 2ᵉ session du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), le Président de la Transition du Mali a dressé un bilan structuré et ambitieux, plaçant l’union, la sécurité et le développement souverain au cœur du projet confédéral. Réunis à Bamako à l’occasion du Collège de Bamako 2025, les Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel ont officiellement lancé la deuxième session de leur instance suprême. Dans son discours d’ouverture, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a souhaité la bienvenue à ses homologues, le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, et le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République du Niger, saluant une nouvelle étape majeure dans la consolidation de l’AES…

Revenant sur le contexte de création de la Confédération, le Chef de l’État malien a rappelé que l’AES est née d’une volonté commune d’éviter au Sahel les tragédies vécues ailleurs, notamment en Libye en 2011. Face aux menaces sécuritaires, politiques et économiques, l’union des États membres s’est imposée comme une nécessité vitale.

 

Depuis son institution officielle le 6 juillet 2024, l’AES a posé les bases d’une coopération renforcée, guidée par un principe central : prendre en main son destin dans l’intérêt exclusif des populations sahéliennes.

 

Sur le pilier défense et sécurité, le Président Goïta a salué les progrès notables enregistrés grâce à la coordination accrue des forces armées des États membres. Cette dynamique a permis un contrôle renforcé des frontières, la neutralisation de milliers de terroristes, la destruction de sanctuaires ennemis et la saisie d’importants équipements.

 

Il s’est également réjoui de la montée en puissance de la Force unifiée de l’AES, appelée à devenir un outil central de la souveraineté sécuritaire de la Confédération, tout en soulignant l’importance des actions civilo-militaires pour restaurer l’autorité de l’État et renforcer la cohésion sociale.

 

Dans un contexte géopolitique marqué par les rapports de force et les tentatives d’ingérence, l’AES a, selon Assimi Goïta, su adopter une posture diplomatique cohérente, proactive et assumée. La Confédération s’impose progressivement comme un interlocuteur crédible et incontournable sur la scène régionale et internationale, grâce à des positions communes et à la diversification de ses partenariats.

 

Sur le plan du développement, le Président de la Transition a mis en avant les immenses potentialités agricoles, minières, industrielles et humaines de l’espace confédéral. L’ambition affichée est claire : un développement souverain, fondé sur l’exploitation des ressources au bénéfice exclusif des populations.

 

Parmi les initiatives structurantes figurent la Banque Confédérale d’Investissement et de Développement, dotée d’un capital initial de 500 milliards de FCFA, la création d’une centrale d’achat des produits de première nécessité, ainsi que la mise en circulation du passeport et de la carte biométrique AES pour faciliter la libre circulation.

 

De grands projets d’infrastructures, dont une autoroute et une voie ferrée reliant Bamako, Niamey et Ouagadougou, viennent compléter cette vision d’intégration et de désenclavement.

 

En conclusion, le Général d’Armée Assimi Goïta a remercié ses homologues pour la confiance accordée à la présidence malienne inaugurale de la Confédération. Il s’est dit convaincu que, unis et solidaires, les peuples de l’AES réussiront à relever les défis sécuritaires, économiques et politiques.

 

Sur cette note d’espoir et de détermination, il a officiellement déclaré ouverts les travaux de la deuxième session du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel, marquant une nouvelle étape dans la construction d’un Sahel souverain et résilient.

 

Source : Maliweb.net

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