
Mariam Sogoba a procédé à l’ouverture des travaux de la session d’information des structures sur le monitoring des dénonciations des cas de corruption à travers la plateforme citoyenne Kenekanko…
Cette session de trois jours s’est démarrée le lundi 15 décembre 2025 à l’hôtel Maëva. En presence de Olivier Tshibola, Chef des Projets LUCCEI 2 du PNUD, ainsi que de nombreux représentants d’institutions publiques, d’organisations de la société civile (OSC), du secteur privé et des médias.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la deuxième phase du Projet d’Appui à la Lutte contre la Corruption et l’Enrichissement Illicite (LUCCEI – Phase 2), financé par le Royaume des Pays-Bas et l’Ambassade Royale du Danemark, et mis en œuvre par le PNUD en partenariat avec la Coalition de Lutte contre la Corruption (CLC).
Dans son discours d’ouverture, la Trésorière de la Coalition des OSC de lutte contre la corruption a rappelé que la corruption demeure «un frein majeur au développement économique et social». Elle affaiblit les institutions, détourne les ressources publiques et accentue les inégalités, rendant indispensable une action concertée et inclusive.
Face à ce fléau, la veille citoyenne et la dénonciation des pratiques de corruption constituent des leviers essentiels de transparence et de redevabilité. C’est dans cette dynamique que la plateforme Kenekanko joue un rôle central. Entre juillet 2023 et juin 2024, plus de 1 200 alertes de corruption y ont été documentées par les points focaux de la COSCLCCP. Toutefois, nombre de ces signalements n’ont pas toujours connu les suites attendues, mettant en évidence la nécessité de renforcer les mécanismes de suivi, la coordination entre acteurs et la confiance des citoyens.
Selon Mme Sogoba cette activité vise, comme objectifs majeurs, à informer les structures de lutte contre la corruption sur les outils et méthodes de monitoring utilisés par les OSC ; Renforcer les capacités des OSC en matière de documentation et de rapportage des cas de corruption ; Identifier les bonnes pratiques et les défis liés au traitement des dénonciations ; Mettre en place un cadre de collaboration renforcé entre société civile, médias, secteur privé et institutions publiques.
Durant les trois jours de travaux, les participants ont échangé avec les représentants du Bureau du Vérificateur Général (BVG), de l’OCLEI, de l’ARGASC, du Pôle national économique et financier, de la CENTIF et du Contrôle Général des Services Publics (CGSP). Ces échanges ont débouché sur des recommandations concrètes pour améliorer l’efficacité de la lutte contre la corruption.
Mme Sogoba a exprimé sa gratitude aux partenaires techniques et financiers, notamment les Pays-Bas, le Danemark et le PNUD, ainsi qu’aux ministères en charge de la Justice et de la Refondation de l’État pour leur appui institutionnel. Elle a également salué l’engagement des structures nationales de lutte contre la corruption, des médias et des OSC.
En appelant les participants à des débats «fructueux et constructifs», elle a conclu sur cette note d’espoir «faire de cette session un catalyseur d’actions concrètes pour bâtir un Mali plus juste, plus transparent et plus redevable».
Au terme de cette session d’information, les acteurs engagés dans la lutte contre la corruption repartent avec une conviction renforcée : seule une synergie durable entre institutions publiques, société civile, médias et secteur privé permettra de transformer les dénonciations citoyennes en actions concrètes et crédibles.

En consolidant les mécanismes de suivi et en restaurant la confiance des citoyens, la plateforme Kenekanko s’affirme comme un outil stratégique au service de la transparence et de la redevabilité.
Sabeleh DEMBELÉ
EchosMedias
