
Donald Trump, fidèle à l’ADN brutal de l’empire américain, vient d’accomplir ce que tout empire en déclin finit toujours par faire : s’attaquer à plus faible que lui. Ce n’est pas un acte de puissance, mais un aveu de panique. Une réaction d’un système qui, sentant la fin approcher, abandonne le masque de la démocratie pour laisser place à la brutalité nue…
L’agression contre le Venezuela ne tombe pas du ciel. Elle s’inscrit dans une tradition impériale bien connue, accuser, diaboliser, intervenir, tuer, piller, puis habiller le tout avec les mots creux des droits humains. Mais cette fois, les regards sont moins naïfs, les peuples plus lucides, et l’arrogance américaine ne suffit plus à faire taire la vérité.
Trump ne symbolise pas la force. Il incarne la peur de perdre un monde bâti sur le mensonge, l’impunité et le vol organisé des ressources des autres. De l’Irak à la Libye, de l’Afghanistan à Haïti, les États-Unis n’ont semé que chaos, ruines et pillages, toujours au nom de la démocratie. Une démocratie calibrée à géométrie variable : elle ne s’applique qu’aux alliés dociles.
Mais la force sans justice n’est que brutalité. Et la justice sans vérité devient propagande. Ce que Trump a ordonné est une gifle à la souveraineté, un crachat sur le droit international, une insulte à l’intelligence collective des peuples.
L’histoire, elle, est patiente. Elle enseigne que tout empire qui confond domination et éternité finit enseveli sous ses propres ruines.

Comme le chantait Bob Marley dans Redemption Song: Have no fear for atomic energy, cause none of them can stop Jah time.
L’Amérique ne pourra pas arrêter le temps des peuples. Celui de la justice approche. Inévitablement. Et plus cette injustice persiste, plus le monde se radicalise. Même les plus petits finiront par se doter de l’arme nucléaire. Le déséquilibre deviendra tension, puis embrasement.
L’ordre injuste d’aujourd’hui prépare l’instabilité de demain. Car le feu viendra peut-être d’où personne ne l’attend. L’histoire retiendra que ce ne sont ni les fous, ni les fanatiques qui ont déclenché l’incendie, mais l’arrogance, le mépris et le pillage d’un empire aveugle.
Reste la lucidité. Reste la résistance. Reste l’unité des peuples. Ceux qui s’agenouillent finissent toujours écrasés. Ceux qui se lèvent peuvent tomber, mais ils tombent debout. Et deviennent immortels dans la mémoire des nations libres.
Source : Le Poing.
