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Plus de quatre jours après la «capture et l’exfiltration» du président de la République bolivarienne du Venezuela vers les États-Unis, la Confédération des États du Sahel (AES) est sortie de son silence pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « recours unilatéral à la force » contre un pays souverain…

 

L’organisation sous-régionale interpelle le Conseil de sécurité des Nations Unies, garant de la paix et de la sécurité internationales, afin qu’il condamne l’action militaire américaine menée sur le territoire vénézuélien.

 

Dans un communiqué signé par son nouveau président, le capitaine Ibrahim Traoré, la Confédération des États du Sahel rappelle que «l’emploi de la force armée par un État contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre État constitue une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures d’un État souverain et un acte d’agression ».

 

Les chefs d’État de l’AES ont exprimé leur vive préoccupation à la suite de l’opération militaire menée par les forces spéciales américaines sur le territoire de la République bolivarienne du Venezuela. Selon la Confédération, cette opération a abouti à « l’enlèvement illégal » du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse.

 

À l’instar de plusieurs dirigeants à travers le monde, la Confédération des États du Sahel a condamné « un acte grave et contraire au droit international », estimant qu’il constitue une violation flagrante de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique du Venezuela. « La Confédération AES dénonce le recours unilatéral à la force et regrette profondément cette violation du droit international, d’autant plus qu’elle émane d’un membre permanent du Conseil de sécurité », souligne le communiqué, qui constate par ailleurs une fragilisation continue de l’ordre international, aux conséquences potentiellement néfastes pour la stabilité mondiale.

 

Face à cette situation, la Confédération des États du Sahel a interpellé le Conseil de sécurité des Nations Unies, l’appelant à assumer pleinement la responsabilité principale qui lui est confiée par la Charte des Nations Unies en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationale. Dans la même dynamique, les trois pays membres de l’AES ont réaffirmé leur attachement à un ordre mondial fondé sur « le respect, l’égalité souveraine des États et l’observation stricte » des principes de la Charte onusienne.

 

Enfin, l’AES a exprimé sa solidarité avec le peuple vénézuélien, dont la souveraineté aurait été bafouée par cet acte qualifié d’agression, tout en réitérant son attachement au multilatéralisme et au respect scrupuleux du droit international, gages de la sécurité collective et de la paix mondiale.

 

Pour rappel, Nicolás Maduro, président du Venezuela, et son épouse auraient été capturés par les forces américaines le 3 janvier 2026 lors d’un raid militaire à Caracas. Transférés à New York, ils auraient été inculpés par la justice américaine pour des faits présumés de narco-terrorisme, d’importation de cocaïne ainsi que de possession d’armes à feu et de dispositifs destructeurs.

 

Siaka Diamouténé

Source Maliweb.net

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