
Au Mali, la production industrielle d’or a chuté de 22,9% en 2025, selon des informations du site Zonebourse. De l’avis des spécialistes, cette baisse de la production s’explique essentiellement par deux facteurs, à savoir : l’arrêt prolongé de Barrick ainsi que l’instauration de règles plus strictes dans le secteur…
En 2025, la production industrielle est tombée à 42,2 tonnes métriques, contre 54,8 tonnes en 2024 selon les chiffres actualisés. Cette production avait atteint un pic de 66,48 tonnes en 2023.

Le complexe Loulo-Gounkoto, principal producteur du pays, a rouvert en juillet sous la direction d’un administrateur nommé par l’État, mais des problèmes logistiques persistants ont limité la production à seulement 5,5 tonnes en 2025, contre 22,5 tonnes un an plus tôt, selon les données.
B2Gold a dépassé Barrick pour devenir le premier producteur d’or du Mali en 2025, avec une production de 17,5 tonnes, selon les chiffres disponibles.
Allied Gold, porté par sa nouvelle grande mine Korali-Sud en plus de celle de Sadiola, s’est classé deuxième avec 9,58 tonnes, suivi de Barrick avec 5,5 tonnes.
La production artisanale d’or est restée inchangée à six tonnes en 2025. En cumulant la production industrielle, la production nationale totale s’est établie à 48,2 tonnes en 2025, soit 22,7% en dessous de la prévision initiale du gouvernement fixée à 54 tonnes.
Le Mali, l’un des plus grands producteurs d’or d’Afrique, a engagé des réformes visant à capter davantage de valeur de ce secteur, inscrites dans un code minier introduit en 2023.
Un vaste audit a permis de récupérer 761 milliards de francs CFA (1,2 milliard de dollars) d’arriérés auprès des compagnies minières, avait annoncé le gouvernement en décembre.
Cependant, le durcissement des règles a déstabilisé certains opérateurs et provoqué deux années de bras de fer avec Barrick.
Cette impasse a pesé sur le moral du secteur et perturbé la production dans l’ensemble de l’industrie, annulant les gains liés à l’arrivée de nouveaux acteurs et à l’expansion des mines industrielles à petite échelle, selon les données consultées par Reuters jeudi soir.
Abdoulaye OUATTARA
EchosMedias
