
Nous sommes à la bonne heure ! Celle qui nous donne d’évidentes raisons de contenir nos colères et nos amertumes au constat de notre Armée vaillante balafrée, défigurée et rendue impotente par mille et une trahisons des générations qui ont eu la patrie en charge durant des décennies dites de l’ère démocratique. La célébration des 65 ans de l’Armée nationale, avant-hier 20 janvier 2026 au Génie militaire, sobre qu’elle fut n’était pas moins solennelle aux yeux du peuple résilient engagé aux côtés des vaillantes Forces Armées nationales renaissant de leur cendre…

La cérémonie fut même un moment d’apothéose qui a rassuré plus d’un.
A l’occasion, la remise au génie militaire du matériel «comme il faut» par le chef suprême des Armées, chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta, a véhiculé un message bien compris : les ennemis n’arrêteront pas de sitôt leurs équipées sanglantes hérissées de destruction d’infrastructures importantes, mais l’Armée ne restera pas l’arme au pied, elle va avancer.
Et c’est au Génie militaire de réagir au plus vite pour lui permettre d’avancer, vaille que vaille, en montant à l’assaut de l’ennemi. Nous sommes à la bonne heure, celle qui nous montre pile notre revanche sur les regards perfides et moqueries des soldats de pays voisins accourus chez nous, entre 2012 et 2019, pour nous secourir, mais qui étaient en réalité des pions pour achever la partition, évidemment en baignant dans le complot de favoriser le massacre de nos soldats et des populations que ceux-ci étaient commis à défendre.
Comment ne pas rappeler ce moment, summum de l’horreur, en 2013, quand les corps de nos militaires, dans des détails obscènes, étaient filmés par des soldats étrangers qui ne se retenaient pas de dispatcher leurs ignobles vidéos aux quatre coins du monde.
Aux gémonies les metteurs en scène de tant de bassesses, de tant de crimes, de démesures dans la cruauté ! Dans la fosse aux lions, en attendant les flammes éternelles de l’Enfer, tous les complices nationaux, civils et militaires, opérateurs économiques et receleurs de tous genres, qui ont favorisé cette déchéance programmée de notre pays, du Sahel, de l’Afrique par extension !
Aujourd’hui, l’Armée nationale est redevenue opérationnelle en se parant de tous les atouts indispensables qui dissuadent les velléités à la lisière de nos frontières, qui font revoir en permanence à ceux de loin leurs plans d’agression, par terre, dans le ciel et par les mers, toujours en passant par des voisins qui attendent que leur compte soit réglé par les peuples de plus en plus conscients.
L’Armée est désormais redevenue ce qu’elle a été depuis le 21 janvier 1961 : l’épine dorsale, la moelle épinière, la colonne vertébrale pour tout dire, du Mali. Jamais elle ne s’est aventurée loin de ses frontières nationales qu’elle a toujours défendues avec opiniâtreté pour des conquêtes coloniales et impérialistes.
Et jamais elle ne s’est défaussée de ses responsabilités chaque fois que le devoir d’aller entraîner des combattants dans les pays africains déterminés à se soustraire de quelque joug d’asservissement et d’exploitation. Quid de pays africains envahis par des hordes de criminels comme postes avancés des pilleurs de diamant, d’or, de pétrole…
Les Famas, c’est une vraie armée, noble parmi les plus morales du monde, au contraire de celles qui ne sont que des forces pour couvrir les violences mercantiles et inhumaines des gouvernements psychopathes qui ne conçoivent leur développement que par le pillage des richesses d’autres pays.
Ces derniers, professionnels du hold-up, n’ont cure d’aucun humanisme, ils larguent des bombes atomiques sur des pays supposés menacer leurs intérêts, du napalm sur des populations qui entravent leur mainmise sur d’autres pays, font déplacer des peuples autochtones pour installer leurs bases militaires (comme, par exemple, le génocide froid subi par les Chagossiens que l’on ne connaître que par les études…).
Il doit désormais pour le Mali une loi renforcée : quiconque trahira l’Armée nationale, de quelque manière que ce soit, doit être fusillé publiquement Place du Monument de l’Indépendant, non condamné à des peines de prison.
Amadou N’Fa Diallo
Source : journal Le National n° 753 du jeudi, 22 janvier 2026.
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