
Le Centre National de l’Insémination Artificielle (CNIA) a tenu sa 10ème session ordinaire de son Conseil d’Administration ce jeudi 5 février 2026 à Bamako. C’était sous la présidence de M. Alousseyni Sarro, représentant le ministère de tutelle, les administrateurs ont validé un bilan 2025 marqué par une efficacité remarquable malgré un contexte national complexe.
Véritable bras armé de l’État pour la transformation du cheptel, le CNIA, dirigé par M. Lassana Diallo, confirme son rôle stratégique…
Les chiffres clés présentés témoignent de cette dynamique :
En effet, la production laitière des bovins croisés atteint désormais 15 à 20 litres par jour.
Plus de 34 500 éleveurs bénéficient directement des services du centre.
Cependant, malgré l’insécurité, 9 516 inséminations ont été réalisées dans 13 régions, donnant naissance à 7 419 veaux métis..

Le Conseil a salué la rigueur budgétaire de l’institution. En 2025, le CNIA a affiché un taux d’exécution de 99,57 %, mobilisant 462,17 millions de FCFA pour ses missions. Cette performance justifie l’engagement renouvelé du gouvernement à soutenir la structure via la modernisation de ses équipements et le déploiement de nouvelles unités de diffusion.
Pour 2026, le CNIA (Centre National d’Insémination Artificielle) ambitionne de consolider la souveraineté alimentaire du Mali à travers quatre piliers stratégiques : la modernisation des infrastructures avec de nouveaux laboratoires et écuries, le lancement d’un programme d’amélioration génétique équine tout en préservant les races locales, le déploiement de formations techniques s’appuyant sur les technologies récentes, et l’extension du maillage territorial pour rendre l’insémination plus accessible aux agropasteurs.
S’agissant des travaux d’aménagement, le Centre prévoit l’achèvement des laboratoires et des étables modernes.
Quant à la protection du patrimoine : il repose sur la préservation des races locales (N’Dama, Zébu Peulh).
En terme d’nnovation : le centre lance un volet stratégique dédié à l’amélioration génétique de la filière équine.
En plus du renforcement des capacités techniques des agents et des techniciens de terrain.
En conclusion, cette 10ème session réaffirme que l’insémination artificielle est le levier central pour moderniser l’élevage malien, en faire un secteur économique compétitif et générer des emplois ruraux.
Aissetou cissé
EchosMedias
