
Le Conseil des ministres malien a adopté, le 13 février 2026, les textes autorisant la ratification de quatre protocoles additionnels de la Confédération des États du Sahel (AES), relatifs à la défense et à la sécurité, à la coordination diplomatique, au développement et aux sessions parlementaires confédérales…
Ces protocoles avaient été approuvés le 23 décembre 2025 à Bamako lors de la deuxième session ordinaire du Collège des chefs d’État de l’AES.
Le traité fondateur de la Confédération avait été signé le 6 juillet 2024 à Niamey par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, avant d’être ratifié par les trois États selon leurs procédures nationales.
Les trois pays ont ensuite acté leur retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) le 29 janvier 2025.
La Confédération des États du Sahel est issue de l’Alliance des États du Sahel, créée en septembre 2023 comme pacte de défense mutuelle entre les trois pays.
Sa transformation en confédération en juillet 2024 a élargi le cadre de coopération au-delà du seul volet sécuritaire pour inclure des dimensions diplomatique, économique et institutionnelle.
Le protocole relatif à la défense et à la sécurité prévoit la mise en place d’une architecture de défense collective et d’assistance mutuelle. Celui consacré à l’action diplomatique organise une concertation systématique sur les questions internationales d’intérêt commun.
Le volet développement vise l’harmonisation des politiques nationales, tandis que le protocole parlementaire fixe les modalités de représentation et de fonctionnement des sessions confédérales.
Depuis sa proclamation, l’AES a engagé plusieurs mesures d’institutionnalisation, notamment l’adoption de symboles communs et la mise en circulation d’un passeport confédéral. La ratification de ces protocoles complète désormais le cadre juridique permettant l’opérationnalisation des piliers sécuritaire, diplomatique et économique de la Confédération.
MD/ac/APA
Source : apanews.net
