
Pas d’alternative à la prime de recherche
L’amphithéâtre de la Faculté des Sciences économiques et de gestion (FSEG) a servi de cadre, ce jeudi 12 février 2026, à l’Assemblée générale unitaire du Syndicat national de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SNESUP) ; sous la présidence de son secrétaire général, Dr Oumar COULIBALY, entouré de plusieurs autres membres du Bureau exécutif du SNESUP ; de nombreux militants…
A travers cette rencontre, il s’agissait, pour ses initiateurs, de recueillir les analyses, les orientations ainsi que le soutien des militants à la base pour l’aboutissement des revendications portées par le nouveau Bureau.
A l’ordre du jour de la rencontre : présentation du bureau issu du congrès du Comité Exécutif National (CEN) du SNESUP tenu le 25 octobre 2025 ; les démarches entreprises par le nouveau bureau pour l’octroi d’une prime de recherche aux enseignants chercheurs.
Les échanges ont également porté sur l’intégration des contractuels des structures de l’enseignement supérieur dans la fonction publique ; la création d’une mutuelle pour le personnel et la redynamisation du dialogue social ; les tâches liées aux examens en instance, etc.
Un mandat au pas de charge

Il ressort de son propos, Dr Oumar COULIBALY annonce qu’à la suite du dernier congrès, le CEN-SNESUP a intensifié les échanges avec les institutions et les autorités compétentes pour la réalisation effective de ses points de revendications.
Ainsi, il a ajouté qu’en décembre 2025, des audiences ont été accordées par les recteurs de l’USTTB, de l’UKB, de l’USGGB et de l’UYOB ainsi que par le Directeur du CENOU.
En janvier 2026, le syndicat a également été reçu par le Directeur général de l’Enseignement supérieur ; la Commission Éducation du Conseil national de Transition (CNT) et par le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Avec ces différents acteurs, les échanges ont porté sur les points inscrits dans le cahier de charge du syndicat.
Dans cette même dynamique, selon Dr COULIBALY, le 28 janvier 2026, le CEN-SNESUP a rencontré la Direction générale du Trésor afin de trouver un mécanisme de paiement des mandats relatifs aux heures supplémentaires et aux tâches liées aux examens en instance.
« Le payeur a assuré que ces arriérés seraient réglés en trois tranches. La première, prévue en janvier, a déjà été versée, la deuxième est attendue courant février et la dernière en mars 2026 », s’est réjouis le secrétaire général.
La voie du dialogue privilégiée
Dans l’ensemble de ces démarches, le SNESUP selon le Dr Oumar COULIBALY, a privilégié un dialogue constructif et apaisé, visant à améliorer durablement les conditions de travail des travailleurs de l’enseignement supérieur dans la continuité des actions engagées par le bureau sortant.
«La principale revendication actuellement portée par notre nouveau bureau, dans la continuité des actions du bureau sortant, c’est la mise en œuvre immédiate et effective avec rappel de la prime de recherche», a-t-il fait savoir, soulignant que cette revendication avait été à l’origine d’une longue grève, laquelle avait été suspendue afin de permettre l’organisation du congrès du 25 octobre 2025.
Malheureusement, a-t-il déploré, jusqu’à ce jour, aucune action concrète n’a été engagée pour satisfaire cette doléance, alors même que la situation socio-professionnelle des travailleurs de l’enseignement supérieur malien ne cesse de se dégrader.
«Aucun effort n’est de trop lorsqu’il s’agit d’atteindre un objectif aussi noble. », a-t-il galvanisé, révélant que la légitimité de ce combat ne fait d’aucun doute. «Avec votre appui, nous sommes convaincus d’obtenir des avancées majeures.», a-t-il insisté.
Rappelons que lors de cette assemblée générale, certains intervenants ont remis en cause la capacité du ministre Bouréma KANSAYE à être à la hauteur des revendications portées par les syndicats de l’enseignement supérieur.
Pour ces derniers, l’année 2026 décrété comme année de l’éducation et de la culture par le président de la transition, Assimi GOITA, doit servir de tremplin à l’épanouissement des acteurs du secteur.
Abdoulaye OUATTARA
EchosMedias
