Sous l’impulsion des plus hautes autorités de la Transition, le Mali franchit une étape décisive vers la souveraineté alimentaire. En présidant la 3ème session du comité de suivi du PASEM-2 à Bamako, le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a dévoilé des résultats concrets : emplois créés, infrastructures modernisées et résilience accrue pour 85 000 agropasteurs…

Entre innovation technologique et inclusion sociale, plongée au cœur du programme qui transforme durablement les filières bétail, viande et lait du pays.

La Directrice-pays de la SNV au Mali, Mme Aukje De Jager-Saye, dans son discours introductif a rappelé leur engagement dans ce programme depuis 2023. « Nous avons accompli des progrès significatifs au cours de l’année écoulée, comme en témoigne notre dernier rapport technique. Cette étape est aujourd’hui dédiée à l’écoute et au dialogue : nous sommes pleinement ouverts à vos observations et suggestions pour enrichir notre démarche d’amélioration continue« , a-t-elle déclaré.

Prenant la parole, le Coordinateur du Programme d’Appui au Secteur de l’Elevage phase 2 au Mali (PASEM2), M. Arouna Bayoko a souligné que lancé en août 2023 pour une durée de 4 ans, le PASEM-2 (4,3 milliards FCFA) vise à renforcer la résilience de 85 000 éleveurs (dont 30% de femmes et jeunes) à Mopti, Tombouctou et Gao. Ce programme clé s’aligne sur les politiques nationales de développement pour structurer les filières bétail/lait, améliorer la santé animale et sécuriser les ressources naturelles.


Selon lui, cette reconnaissance du leadership national s’accompagne d’une volonté de transfert de compétences pour une appropriation totale du programme par les acteurs locaux.

A l’en croirei, pour garantir un succès durable, la Coopération suisse encourage désormais les participants à engager des échanges techniques approfondis.

L’objectif est clair : utiliser la critique constructive pour ajuster les mécanismes d’intervention et optimiser l’impact sur le terrain au profit des populations.

En effet, le PASEM-2 ne se contente pas de chiffres ; il transforme des vies. En 2025, le programme a propulsé le secteur vers la professionnalisation en créant 772 emplois directs et en formant près de 4 800 acteurs de terrain.

Toutefois, l’accent est mis sur l’équité : avec 191 organisations professionnelles structurées, dont 32 coopératives exclusivement féminines, le projet garantit que les femmes et les jeunes sont les moteurs de la souveraineté alimentaire nationale.

Cap sur 2026 : Modernisation et innovations sociales

L’ambition monte d’un cran pour l’année à venir. Fort d’un budget de 2,5 milliards FCFA, le secteur entame sa mue technologique et sociale. Les priorités sont claires :

Modernisation des infrastructures :

Réhabilitation des aires d’abattage et balisage des pistes pastorales pour sécuriser la transhumance.
Sécurité financière : Lancement de l’assurance bétail, une innovation majeure pour protéger les éleveurs contre les aléas climatiques.

Gouvernance inclusive : Un pilotage stratégique soutenu par la Coopération Suisse et la SNV pour transformer chaque recommandation en résultat palpable.

Une vision à long terme pour 85 000 éleveurs

D’ici 2027, ce sont 85 000 bénéficiaires qui verront leurs conditions de vie s’améliorer. Ce déploiement stratégique, piloté par le Ministère de l’Élevage et de la Pêche, ne fait pas que consolider les acquis de la première phase : il bâtit un rempart solide pour la résilience du Mali face aux crises futures.
Aissetou CISSÉ

EchosMedias

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