A l’occasion du 45ème anniversaire de l’assassinat d’Abdoul Karim Camara dit Cabral, l’Amicale des Anciens Militants et Sympathisants de l’Union Nationale des Élèves et Étudiants du Mali (AMS-UNEEM) a organisé, le dimanche 16 mars 2025, à l’Ecole normale supérieure (ENSUP) de Bamako, une conférence débat sur le thème : « L’importance de l’observation locale des élections en période de transition : le cas de GRACE Mali (Groupe de réflexion et d’action citoyenne pour les élections) »…

Cette conférence était animée par le Dr. Abdoulaye Fofana et Oumar Arboncana Maïga avec la modération de l’ancienne ministre, Mme Traoré Seynabou Diop. Au cours de cette conférence, il y a eu la remise de diplômes d’honneur Cabral au général Néma Sagara et au Groupe médiatique Renouveau. C’était en présence du secrétaire général de l’AMS-UNEEM, El Hadj Seydou Patrice P. Dembélé, d’autres responsables de l’AMS-UNEEM comme Saloum Traoré.
Après l’exécution de l’hymne national du Mali et l’observation d’une minute de silence en la mémoire des disparus, le représentant du directeur général de l’ENSUP, Moussa K. Kanté, a rendu hommage au héros de la lutte estudiantine, de la lutte démocratique tout court (Abdoul Karim Camara dit Cabral). « Mon émotion est d’autant plus grande que celui à qui nous rendons aujourd’hui hommage fut mon professeur stagiaire en philosophie au Lycée Askia Mohamed en 1980. C’est lorsqu’il était à deux doigts, plus précisément à deux mois de soutenir son mémoire de fin d’études à l’option philosophie qu’il fut arraché à l’affection des siens, singulièrement, du mouvement estudiantin. Si les murs pouvaient parler, ils nous diraient, rappelleraient les différentes interventions mémorables de Cabral dans cet emblématique amphithéâtre qui porte le nom du Pr. Kary Dembélé, enseignant émérite de notre établissement, une des grandes figures de l’éveil des consciences et de la lutte démocratique au Mali », a déclaré Moussa K. Kanté. Pour ce qui est de l’AMS UNEEM, dit-il, elle est composée d’anciens compagnons et camarades de lutte de Cabral qui sont restés attachés à l’ENSup et qui ne ratent aucune occasion pour manifester cet attachement. Avant de mettre l’accent sur le thème de la conférence débat. « Il est d’autant plus pertinent que les trois pays de l’AES (Mali, Burkina Faso et Niger), victimes des agressions de l’Impérial Terrorisme, méritent d’être sécurisés avant de procéder aux élections qui, bien organisées, crédibles, éviteront auxdits pays des crises post électorales », a conclu le représentant du directeur général de l’ENSUP. Le secrétaire général de l’AMS-UNEEM, El Hadj Seydou Patrice P. Dembélé abonde dans le même sens en disant que c’est un sujet d’actualité. Par ailleurs, il a invité les autorités à indiquer le lieu où repose Cabral. «Nous sommes réunis autour de l’essentiel qui est le Mali. Tout ce que l’AMS-UNEEM fait, c’est pour la génération future », a-t-il dit. Enfin, il a souhaité un Mali en paix. Après la cérémonie d’ouverture, la conférence proprement dite a démarré. Dans leurs exposés, les conférenciers, Dr. Abdoulaye Fofana et Oumar Arboncana Maïga, ont souhaité la sécurité avant la tenue des élections au Mali. Dr. Fofana a rappelé que GRACE-Mali a été créé en 2006 par l’AMS-UNEEM et entend défendre l’intérêt électoral national à partir de la préservation de l’identité culturelle authentique et le maintien des acquis incontestables de l’esprit du 26 mars 1991. « L’observation des élections est un moyen pour minimiser les contestations. La transition doit être un moment idéal pour revoir, pour corriger les fautes, les erreurs », a souligné Oumar A. Maïga.
Au cours de cette conférence débat, il y a eu la remise de diplômes d’honneur Cabral au général Néma Sagara et au Groupe médiatique Renouveau. En plus de cette conférence-débat, d’autres activités sont programmées par l’AMS-UNEEM pour rendre hommage à Cabral.
Source : Le Républicain



Sénégal : un maire impliqué dans le trafic de migrants arrêté
Partager :     Date : il y a 4 heures

Le maire de la commune insulaire de Dionewar (centre), Lansana Sarr, a avoué avoir encaissé une somme importante d’argent d’un convoyeur de migrants irréguliers en route vers l’Espagne.
Sénégal : un maire impliqué dans le trafic de migrants arrêté
Le maire de Dionewar, une commune de la région de Fatick située dans les îles du Saloum (centre), a été arrêté vendredi 14 mars par la gendarmerie de Foundiougne, quelques heures après l’interception d’une pirogue transportant 547 personnes en direction de l’Espagne. Lors de son audition, il a avoué aux enquêteurs, selon plusieurs sources médiatiques, avoir reçu deux millions de francs CFA, environ 3 300 dollars américains, des mains d’un des convoyeurs, également appréhendé par les forces de l’ordre.
Selon le journal L’Observateur, citant ce convoyeur, cet argent devait être remis à des agents publics chargés de lutter contre l’émigration irrégulière afin de faciliter le passage des deux pirogues de fortune au moment de la traversée de la mer. Toutefois, Lansana Sarr, cadre de la Poste, a réfuté ces propos, précisant que cette somme était destinée à engager un avocat pour défendre les personnes en cas d’échec du voyage.

Le même média rapporte que, lors de la confrontation, Lansana Sarr a été déstabilisé par ses nombreux échanges téléphoniques avec le convoyeur. Le journal indique qu’une perquisition menée par le procureur de la République de Fatick a permis de constater que les deux hommes avaient échangé de nombreux appels pendant les préparatifs de ce voyage avorté.

Poursuivis pour «association de malfaiteurs en circonstances aggravantes», le maire de Dionewar et ses présumés complices, dont une dame qui a reçu cinq millions de francs CFA (8200 dollars) d’un convoyeur, seront déférés au parquet du Pool judiciaire et financier (PJF) dans les prochaines heures.

Réagissant à cette affaire, le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a réclamé des sanctions plus sévères contre les personnes qui nourrissent ce trafic de migrants. « Le Sénégal n’est pas un pays en guerre. Il n’y a ni famine, ni catastrophe naturelle. Les peines de prison doivent être durcies pour ceux et celles qui, convoyeurs et parents, mettent en danger la vie des enfants et des mineurs en les embarquant dans les pirogues de la mort »,

Cet événement intervient alors que le Sénégal fait face depuis plusieurs mois à des vagues de départs massifs vers les Îles Canaries.

Le ministre de l’Intérieur, le général Jean Baptiste Tine, a révélé des chiffres alarmants : entre janvier et octobre 2024, 502 départs de pirogues ont été enregistrés depuis les côtes sénégalaises. Parmi ces embarcations, environ 64 seraient parvenues aux îles Canaries, transportant quelque 34 162 migrants.

«Le Sénégal, en tant que pays de départ, de transit et de destination, se trouve au carrefour de ces dynamiques migratoires avec des impacts importants tant pour les migrants eux-mêmes que pour nos politiques », a déclaré le général Tine lors de l’installation du comité régional et départemental de lutte contre la migration à Ziguinchor en janvier dernier.

Source : Apanews

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