
L’hippodrome de Bamako a accueilli, le dimanche 7 juin 2026, la 82e édition du Grand Prix de la Nation, placée sous le haut patronage du ministre de l’Élevage et de la Pêche, M. Youba Bah. Au terme d’une course spectaculaire de 3 600 mètres, le crack Général Sadio Camara, monté par le jockey Sidi Mohamed Haidara dit «Mémé», a créé la surprise en détrônant le favori Ferari et en s’adjugeant le prestigieux trophée national…
L’hippodrome de Bamako a servi de cadre à la 82e édition du Grand Prix de la Nation, disputée devant un public nombreux et passionné. Cette édition, qui restera gravée dans les annales de l’hippisme malien, a tenu toutes ses promesses tant par la qualité des compétiteurs que par l’intensité des différentes épreuves.
Général Sadio Camara crée la sensation.
La course reine, longue de 3 600 mètres, soit trois tours complets du champ hippique, a offert un spectacle haletant. Alors que tous les regards étaient tournés vers le champion Ferari non moins meilleur cheval de l’année, dominateur incontesté de la saison 2025-2026, c’est finalement le crack Général Sadio Camara qui a su tirer son épingle du jeu pour s’imposer avec brio.
Sous la conduite experte de Sidi Mohamed Haidara, plus connu sous le sobriquet de «Mémé», Général Sadio Camara a déjoué tous les pronostics.
Ferari, qui avait remporté la quasi-totalité des grandes compétitions de la saison, espérait ajouter le Grand Prix de la Nation à son impressionnant palmarès afin de couronner une année exceptionnelle. Mais la stratégie mise en place par Mémé et son écurie en a décidé autrement.
Une stratégie payante face au favori Ferari.
Selon plusieurs observateurs, Général Sadio Camara a bénéficié d’une gestion optimale de ses efforts tout au long de la course. L’adage selon lequel « qui veut aller loin ménage sa monture » semble avoir trouvé toute sa signification lors de cette épreuve.
De son côté, Ferari a dû faire face à une forte opposition, notamment de la part du coursier Ba Néné, qui l’a constamment poussé dans ses retranchements durant une grande partie de la course.
Cette pression soutenue a fini par entamer les ressources du champion, ouvrant ainsi la voie à Général Sadio Camara pour s’emparer du drapeau de la Nation.
Mémé entre davantage dans l’histoire.
Cette victoire permet à Sidi Mohamed Haidara dit «Mémé» de consolider sa place parmi les légendes de l’hippisme malien. Le talentueux cavalier de l’écurie Chelsea, de Mahamadou N’Diaye dit «Madoufing», décroche ainsi son huitième Grand Prix de la Nation.
Avec ce nouveau sacre, Mémé confirme son statut de recordman des victoires dans cette prestigieuse compétition, renforçant davantage son empreinte dans l’histoire des courses hippiques au Mali.
Une fête de l’hippisme et de l’équitation
Au-delà de la course des cracks, les compétitions réservées aux différentes catégories de chevaux, notamment les sangs améliorés, les pur-sang et les demi-cracks, ont également contribué à l’éclat de cette grande fête sportive.
Les démonstrations du Club hippique de Bamako, marquées par des sauts spectaculaires, ont fortement séduit le public. La veille déjà, les différentes courses des groupes de petits chevaux avaient tenu les spectateurs en haleine.
Une forte mobilisation des partenaires et des diplomates.
Cette 82e édition du Grand Prix de la Nation a enregistré la présence de nombreuses personnalités, partenaires et représentants diplomatiques, notamment du Canada, du Royaume-Uni, du Qatar, de la Belgique et des Pays-Bas.
Comme le veut la tradition, un cheval a été offert au Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’armée Assimi Goïta, par le grand propriétaire de chevaux Mahamadou N’Diaye dit «Madoufing».
Par ailleurs, la Fédération malienne d’hippisme et équestres (FMSHE) a décerné plusieurs attestations de reconnaissance à des personnalités ayant contribué au rayonnement des activités hippiques et équestres du Mali. Le meilleur jockey ainsi que le meilleur supporter de la discipline ont également été distingués.
Soumana Touré Miguel
EchosMedias
