
La semaine écoulée a été marquée par des gestes forts posés par les autorités de la Transition. Leur portée symbolique est d’autant plus remarquable qu’ils s’inscrivent dans le contexte des événements tragiques du 25 avril…
Ce jour-là, les ennemis de la nation malienne espéraient voir un peuple soumis à la barbarie. Il n’en fut rien. Les Forces armées, soutenues par la détermination héroïque des populations dans toutes les villes attaquées, ont démontré la puissance d’une relation fusionnelle qui se dresse comme une digue contre le terrorisme international et ses relais internes.
La visite du Président de la Transition auprès des blessés, son adresse à la Nation et les funérailles nationales du ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le général d’Armée Sadio Camara, ont rapidement déjoué les calculs de l’ennemi qui s’attendait à un Mali abattu.
Au-delà de ces ripostes politiques, la semaine a également été marquée par des décisions affirmant la force de caractère d’un pays, de son peuple et de son armée dans le combat pour la souveraineté, le droit de vivre dignement et de jouir de ses ressources.
Dès lundi, le Président de la Transition a pris deux décrets : l’un pour assumer lui-même les fonctions de ministre de la Défense et des Anciens Combattants, l’autre pour nommer ministre délégué auprès de lui le chef d’état-major général des Armées, le général de division Oumar Diarra. Cette décision illustre la volonté d’assurer la continuité de la chaîne de commandement.
L’assassinat du ministre de la Défense, artisan du renouveau des forces de défense et de sécurité et promoteur de partenariats sincères avec des puissances comme la Fédération de Russie ou encore la Turquie, est un drame pour la nation. Mais il confirme aussi que le Mali a choisi le chemin de la liberté et de la souveraineté, un combat qui mérite d’être poursuivi. C’est le message que le Président Assimi Goïta a voulu adresser aux sceptiques quant à la poursuite des idéaux du 24 mai 2021.
Lors du Conseil des ministres, un autre acte fort a été posé : la nomination du général Elisée Jean Dao comme chef d’état-major général des Armées, promu en même temps général de division. Ce choix renforce la chaîne de commandement, que les actions cyniques de l’ennemi ne sauraient briser. Le général d’Armée Assimi Goïta, le général de division Oumar Diarra et le général de division Elisée Jean Dao incarnent l’unité des Forces armées maliennes, socle de résistance du peuple.
Le samedi, les masses populaires ont à leur tour démontré leur force, en communion avec les autorités politiques, administratives et militaires. Autorités et légitimités traditionnelles, associations de femmes et de jeunes, organisations socioprofessionnelles, confréries de chasseurs, communicateurs traditionnels : toutes les forces vives de la Nation se sont levées comme un seul homme pour dénoncer la barbarie et affirmer l’unité des Maliens dans la résistance patriotique.
Au stade Mamadou Konaté de Bamako, au stade Kassé Keïta de Gao, à Kayes, Sikasso et dans d’autres grandes villes, les populations ont exprimé leur convergence de vue sur l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale.
Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, a résumé la philosophie de ce rassemblement : le Mali n’acceptera jamais que son destin soit écrit par d’autres que par les Maliens eux-mêmes. Après ces assassinats lâches et barbares, loin de pleurer nos héros, nous les célébrons.
Sur le terrain, la pression des FAMa ne faiblit pas face aux groupes terroristes, neutralisés par les opérations aériennes et terrestres. Saraferé, Tarkint, Ouro Modi, Zangasso, Dioura, Sévaré, Ménaka et bien d’autres localités ont été le théâtre de succès militaires, avec la destruction de combattants, de matériels et de bases ennemies.
Comme l’a rappelé le Président Assimi Goïta dans son adresse à la Nation le 28 avril :« Aucune violence, aucune intimidation, encore moins des tentatives désespérées de déstabilisation ne sauront inverser la marche de notre pays. La refondation se poursuivra. La souveraineté se consolidera.»
Alassane Souleymane
Source : L’Essor
