
Réunis à Conakry lundi 16 mars, les dirigeants de trois pays du fleuve Mano se sont engagés à résoudre leurs différends frontaliers par des moyens diplomatiques, malgré une récente montée des tensions et des déploiements militaires…
Un sommet pour apaiser les tensions
Les présidents de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone se sont réunis à Conakry pour désamorcer les tensions apparues ces derniers jours le long de leurs frontières communes. À l’issue de cette rencontre à huis clos, les trois États ont affirmé leur volonté de régler leurs différends « par le dialogue » et via des mécanismes diplomatiques, selon un communiqué officiel diffusé à la télévision guinéenne.
Engagement commun pour la stabilité régionale
Dans leur déclaration, les dirigeants ont insisté sur la nécessité de préserver la paix dans la région du fleuve Mano. Ils ont également promis d’éviter toute escalade et appelé leurs populations au calme. Les trois pays ont annoncé la mise en place de commissions techniques conjointes chargées d’examiner les questions de délimitation et de gestion des frontières, souvent sources de frictions.
Des tensions récentes sur plusieurs fronts
Ces engagements interviennent dans un contexte de crispation. Des affrontements ont opposé récemment des civils libériens et des soldats guinéens à la frontière entre les deux pays, faisant au moins un blessé.
Parallèlement, la Guinée a déployé des troupes dans la zone frontalière, illustrant la gravité de la situation. Fin février déjà, des incidents avaient éclaté entre la Guinée et la Sierra Leone, avec des accusations mutuelles d’incursions militaires.
La Côte d’Ivoire en observateur
Présente en tant que pays témoin, la Côte d’Ivoire a pris part aux discussions, soulignant l’importance régionale de ces tensions. Tous ces pays sont membres de l’Union du fleuve Mano, une organisation visant à renforcer la coopération économique et sécuritaire en Afrique de l’Ouest. Ce nouveau cadre de dialogue apparaît désormais comme un test pour la capacité des États de la région à contenir les différends frontaliers sans recourir à la force.
Source : Africa Radio
