Réunis à Genève en marge des instances internationales, les ministres du Travail et de la Protection sociale du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont acté une accélération majeure dans l’harmonisation de leurs politiques sociales. Objectif : concrétiser l’intégration de l’espace confédéral pour les travailleurs…

Genève Suisse, l’Alliance des États du Sahel (AES) franchit une nouvelle étape décisive, cette fois sur le terrain social et citoyen. Le 12 juin 2026, en marge des travaux du Bureau international du Travail (BIT) et de la CIPRES, les ministres en charge de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale des trois États membres se sont accordés sur une feuille de route ambitieuse pour bâtir un espace social unifié.

Cette rencontre ministérielle, à laquelle participait notamment la ministre malienne de la Santé et du Développement social, fait suite aux ateliers techniques de Niamey et de Ouagadougou. Elle marque une volonté politique claire : traduire la vision géopolitique de l’AES en réalités concrètes pour le quotidien des populations.

Mobilité et droits des travailleurs au cœur de l’agenda

Les discussions ont porté sur des dossiers stratégiques qui s’apprêtent à transformer le marché de l’emploi au sein du bloc sahélien, la portabilité des prestations sociales; Un chantier majeur pour permettre à un travailleur de l’AES de conserver ses droits à la retraite ou ses allocations, quel que soit le pays de l’Alliance où il a cotisé. Le statut des travailleurs migrants : L’élaboration d’un guide dédié et la clarification des mécanismes d’embauche pour fluidifier le marché du travail transfrontalier.

La modernisation administrative

L’adoption d’un guide des bonnes pratiques en matière de fonction publique pour harmoniser la gestion des agents de l’État. «L’intégration économique ne peut se faire sans une intégration sociale forte. Nos travailleurs doivent se sentir chez eux partout dans l’espace AES.» Note commune des délégations.

Lever les verrous administratifs

Conscients des réalités du terrain, les ministres ont procédé à un diagnostic sans complaisance des freins administratifs, juridiques et techniques qui ralentissent encore l’application de ces mesures. L’accent a été mis sur la levée rapide de ces blocages afin de passer de la théorie à la mise en œuvre de ces instruments communautaires.

En alignant leurs législations du travail, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ambitionnent de faire de l’intégration sociale le véritable moteur du développement de la Confédération, prouvant que l’AES se construit d’abord pour et par ses citoyens.

Rédaction EchosMedias

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