À l’occasion de l’installation du Grand Diaraaf de Ouakam
Ouakam – Dakar, 26 septembre 2026
Au nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux…

Excellences, MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL BASSIROU DIOMAYE FAYE,
MONSIEUR LE Ministre de l’industrie et du commerce du Sénégal SERIGNE GUEYE, Parrain de l’événement,
Majestés,
Autorités coutumières et traditionnelles,
Sages et notables de la Collectivité Lebou de Ouakam,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,
Peuple frère de Ouakam,

C’est avec une profonde joie et un grand sentiment de fraternité que je prends la parole en cette journée solennelle.

Je voudrais tout d’abord adresser mes chaleureuses félicitations à Monsieur Daour Malick Ndoye, pour son installation comme Grand Diaraaf de Ouakam.

Au nom des Imiticha et Alliés du Mali, je lui présente nos vœux de sagesse, de paix, de santé et de réussite dans l’accomplissement de cette haute responsabilité.

Que Dieu guide ses pas et lui accorde la sagesse nécessaire pour servir son peuple.

Mesdames et Messieurs,

Une cérémonie comme celle-ci dépasse la personne de celui qui est installé.

Elle concerne une institution, une mémoire et une communauté.

Nos peuples africains possèdent depuis des générations leurs propres mécanismes de gouvernance, de médiation, de solidarité et de transmission.

Nos anciens nous ont appris que l’autorité véritable n’est pas d’abord un privilège.

L’autorité est un service.

C’est pourquoi, Monsieur le Grand Diaraaf, votre fonction vous appelle à écouter, à rassembler, à conseiller, à réconcilier et à protéger l’unité de votre communauté.

Que votre parole soit une parole de paix.

Que votre maison soit une maison d’écoute.

Que votre autorité soit une autorité de rassemblement.

Et que votre mandat contribue à renforcer les liens entre les familles, les générations et l’ensemble de la communauté Lebou.



DU MALI AU SÉNÉGAL : UNE FRATERNITÉ AFRICAINE

En venant du Mali, je veux vous dire que je ne me sens pas étranger parmi vous.

Je viens à Ouakam comme un frère venant saluer ses frères.

Entre le Mali et le Sénégal existent des liens historiques, humains et culturels profonds.

Nos frontières modernes ne doivent jamais effacer la fraternité qui unit nos peuples.

Le Touareg, le Bambara, le Soninké, le Peul, le Wolof, le Lebou, le Sérère et tant d’autres peuples constituent ensemble la grande richesse humaine et culturelle de notre continent.

Nous sommes différents par nos langues et nos traditions, mais nous sommes unis par notre dignité africaine.

C’est pourquoi la rencontre d’aujourd’hui est importante.

Lorsqu’une communauté africaine honore ses traditions, elle contribue aussi à préserver la mémoire de tout le continent.



UN MESSAGE À LA JEUNESSE

Je voudrais particulièrement adresser un message à notre jeunesse.

Jeunes de Ouakam, jeunes du Sénégal, jeunes du Mali, jeunes d’Afrique :

Connaissez vos racines.

Écoutez vos anciens.

Apprenez vos langues.

Préservez votre histoire.

Ne laissez pas la modernité vous faire oublier qui vous êtes.

Nous devons avancer avec le monde, mais sans perdre notre identité.

Nous devons accueillir le progrès, mais sans abandonner nos valeurs.

Car une jeunesse qui connaît ses racines possède des fondations solides pour construire l’avenir.

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POUR LA PRÉSERVATION DE NOS TRADITIONS

Mesdames et Messieurs,

L’Afrique est riche de ses peuples, de ses cultures et de ses institutions traditionnelles.

Nous devons donc travailler à préserver ce patrimoine et à le transmettre aux générations futures.

Il ne s’agit pas de retourner dans le passé.

Il s’agit de prendre dans notre histoire les valeurs qui peuvent encore servir notre avenir :

le respect des anciens,
la solidarité,
l’hospitalité,
la responsabilité communautaire,
le dialogue,
la médiation et la paix.

Nos autorités traditionnelles peuvent jouer un rôle important dans cette œuvre.

Elles peuvent être des ponts entre les générations, des médiateurs dans les communautés et des gardiennes de notre mémoire.

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CONCLUSION

Monsieur le Grand Diaraaf,

En ce jour solennel, recevez encore une fois mes félicitations fraternelles.

Que votre mandat soit un mandat de sagesse, d’unité et de service.

Que votre autorité contribue à renforcer la paix et la solidarité à Ouakam.

Et que cette cérémonie marque le début d’une coopération plus étroite entre les autorités traditionnelles du Sénégal et du Mali.

À la Collectivité Lebou de Ouakam, je souhaite paix, unité et prospérité.

Au peuple sénégalais, j’adresse le salut fraternel du Mali.

Et à tous les peuples africains, je lance cet appel :

Gardons notre mémoire.
Préservons notre dignité.
Transmettons notre héritage.
Unissons nos forces.
Et construisons ensemble l’Afrique de demain.

Vive Ouakam !
Vive le peuple Lebou !
Vive l’amitié entre le Sénégal et le Mali !
Vive la fraternité entre les peuples africains !
Vive l’Afrique !

Que Dieu bénisse nos peuples et accompagne nos autorités.

Je vous remercie.

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