En pleine crise énergétique mondiale, le gouvernement malien intensifie ses efforts pour sécuriser l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Sous la présidence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, la 24ᵉ réunion de concertation avec les acteurs du secteur s’est tenue ce jeudi 11 juin 2026 à Bamako, fixant une feuille de route claire : vigilance, sécurité et lutte implacable contre la fraude…

Plus de 64 millions de litres injectés en moins de deux semaines

La rencontre a permis de dresser un bilan chiffré et rassurant sur les flux récents de carburant entrant sur le territoire malien. Les données partagées témoignent d’une accélération notable des livraisons au début du mois de juin 2026, du 1er au 7 juin : 664 citernes ont franchi les frontières, acheminant plus de 31 millions de litres.

Du 8 au 11 juin : Le rythme s’est intensifié avec l’arrivée de 711 citernes supplémentaires, représentant près de 33 millions de litres.
Répartition détaillée du convoi le plus récent :
Pour mieux appréhender la nature de cet approvisionnement crucial, la cargaison de la deuxième semaine de juin se décline comme suit : 303 citernes d’essence
361 citernes de gasoil (indispensable pour l’économie et la production d’énergie)
40 citernes de fuel
5 citernes de carburant aviation (Jet A1)
2 citernes de gaz butane

Sécurisation, prix et lutte contre la fraude : Les trois piliers de la stratégie nationale
Au-delà des simples chiffres, le ministre Moussa Alassane Diallo et les opérateurs pétroliers ont abordé les défis structurels qui conditionnent la stabilité du marché malien.

1. L’escorte des convois, un impératif de sécurité

Dans un contexte sécuritaire complexe, l’acheminement des produits hydrocarbures nécessite une coordination militaire rigoureuse. L’évaluation du système d’escorte des convois a été un point central des échanges afin de garantir que chaque litre commandé arrive à bon port sans incident.

2. Révision de la structure des prix

Face aux fluctuations des marchés internationaux, la réévaluation de la structure des prix des hydrocarbures au Mali reste à l’ordre du jour. L’objectif est de trouver un équilibre viable entre la rentabilité des importateurs et la préservation du pouvoir d’achat des populations.

3. Tolérance zéro pour le marché noir

La lutte contre la fraude et la contrebande a été réaffirmée comme une priorité absolue. Ces pratiques sapent l’économie nationale et perturbent les circuits formels de distribution.

Cap sur la 25ᵉ réunion : Le ministre appelle à des propositions concrètes

Conscient que la stabilité actuelle reste fragile, le ministre de l’Industrie et du Commerce a projeté les acteurs vers l’avenir en leur demandant de formuler des propositions concrètes qui seront au cœur de la prochaine réunion de concertation (la 25ᵉ du genre).

«Les tensions géopolitiques internationales continuent d’influencer lointainement mais sûrement les marchés énergétiques mondiaux», a rappelé le ministre Moussa Alassane Diallo.

En appelant l’ensemble des opérateurs à une vigilance de tous les instants, le gouvernement malien montre qu’il refuse de subir la crise et choisit d’anticiper pour préserver la résilience de l’économie nationale.
Bakary Mamadou COULIBALY
EchosMedias

Previous post Urgence sanitaire : Le plan de l’ANGESEM pour sauver nos villes
Next post Clôture du FOPAME 2026 et crise des journalistes incarcérés : Le vibrant plaidoyer de Bandiougou DANTÉ pour la liberté et la responsabilité