L’Agence de Cessions Immobilières (ACI-SA) met en garde les citoyens contre la multiplication de fausses annonces immobilières, de faux comptes et de faux sites utilisant frauduleusement son nom et son image…


En effet, face à la recrudescence des escroqueries immobilières et des tentatives d’usurpation d’identité, l’Agence de Cessions Immobilières (ACI-SA) a animé, ce mardi 15 septembre 2026, un point de presse dans ses locaux.

La rencontre, présidée par la PDG de l’agence, Mme Arabia Touré, visait à apporter des clarifications sur une campagne de désinformation et d’arnaques ciblant notamment les personnes intéressées par l’acquisition de parcelles.

Selon l’ACI-SA, des individus utilisent depuis plusieurs mois différents canaux de communication, notamment Facebook, WhatsApp et des sites internet, pour diffuser de fausses offres de vente de parcelles.

Certaines publications utilisent également, sans autorisation, le nom, les photographies, les références ou encore des supports institutionnels liés au ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population (MUHDATP), afin de donner une apparence officielle à leurs opérations.

L’ACI-SA précise que ces publications et sollicitations ne proviennent pas de l’agence et n’ont fait l’objet d’aucune autorisation ou validation de sa part.

Le mode opératoire des escrocs

L’agence rappelle qu’une parcelle ACI-SA ne s’acquiert pas par un simple échange sur Facebook ou WhatsApp. Elle indique également qu’elle ne demande pas à ses clients d’effectuer des paiements via Orange Money, Wave, Moov Money ou tout autre numéro personnel.

Par conséquent, les usagers sont invités à vérifier directement toute information auprès des services compétents de l’ACI-SA avant d’entreprendre une quelconque démarche ou d’effectuer un paiement.

Les personnes qui estiment avoir été victimes d’une escroquerie sont invitées à conserver l’ensemble des éléments susceptibles de faciliter les investigations : captures d’écran, conversations WhatsApp ou Messenger, liens des pages et sites concernés, numéros de téléphone, références des transactions, reçus ainsi que les documents transmis par les présumés escrocs.

Ces éléments peuvent notamment contribuer à l’identification des auteurs et à l’avancement des investigations.
Riposte judiciaire et appel à la vigilance
Face à la persistance de ces pratiques, l’ACI-SA indique avoir saisi les autorités compétentes et engagé une procédure judiciaire auprès du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité.

À travers cette démarche, l’agence entend contribuer à la protection des citoyens, de leur épargne et de leurs données personnelles contre les personnes qui exploitent frauduleusement la confiance accordée aux institutions.

La rencontre avec la presse a également permis de rappeler que l’acquisition d’une parcelle auprès de l’ACI-SA répond à des procédures spécifiques et ne peut être assimilée aux offres diffusées sur les réseaux sociaux.

Plusieurs services techniques impliqués dans la gestion foncière ont pris part à la rencontre, notamment le Directeur général adjoint des Domaines et du Cadastre ainsi que le Directeur national de l’Urbanisme et de l’Habitat.

L’ACI-SA et son ministère de tutelle appellent les citoyens à faire preuve de vigilance face aux offres immobilières diffusées en ligne. La popularité ou la viralité d’une publication sur Facebook, TikTok, WhatsApp ou toute autre plateforme ne constitue pas, à elle seule, une preuve de son authenticité.

L’agence et le MUHDATP réaffirment leur distance vis-à-vis des offres frauduleuses diffusées en leur nom et invitent les usagers à se rendre directement dans les locaux de l’ACI-SA ou à utiliser ses canaux officiels pour vérifier toute information avant d’engager une démarche financière.

Le message de l’ACI-SA est clair : face à une offre immobilière suspecte, il faut vérifier l’information auprès des services officiels avant tout paiement..
Aissetou CISSÉ

EchosMedias

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