Le représentant du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Paul Coulibaly Conseiller technique a présidé la cérémonie d’ouverture de l’Assemblée Générale Elective de l’Interprofession Riz.

C’était mercredi 7 avril 2021, dans la salle de conférence du Mémorial Modibo Kéita ; le Haut Commissaire à la Sécurité Alimentaire ; le Président de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali ; ainsi que les délégués des familles des acteurs professionnels de la filière riz entre autres.Financée par la commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) à travers son cadre budgétaire à moyen terme (CBMT) 2014-2016, cette assemblée générale élective est un lieu de renouveler les membres des organes dirigeants de l’Interprofession de la Filière Riz du Mali (IFRIZ).

Elle a pour mission principale d’assurer la coordination verticale de ladite filière en vue d’instaurer la confiance entre les différents acteurs de la chaîne dans les transactions commerciales et financières. Pour ce, faire, il s’agira d’ : organiser une Assemblée générale élective qui regroupera l’ensemble des délégués des familles professionnelles constituants la haute instance de l’IFRIZ ; faire une proposition consensuelle des organes à renouveler à partir d’une commission Adhoc qui regroupera des représentants de chaque famille professionnelle ; présenter le rapport moral de l’année 2020 ainsi que le bilan financier ; présenter le bilan d’exécution des cinq années d’exécution en mettant l’accent sur les succès, les difficultés et les défis majeurs des prochaines années.

Il est à noter que la filière riz est économiquement performante dans le contexte malien, mais plusieurs contraintes empêchent le développement de tout son potentiel, afin qu’elle soit définitivement un moteur pour une croissance économique inclusive et pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Pour contribuer à améliorer les performances de la filière, IFRIZ a été mise en place en mars 2016, elle regroupe 4 familles professionnelles, dont : les producteurs, les transformateurs, les commerçants et les transporteurs. Selon le représentant du ministre de l’Agriculture, par le passé, très peu de régions du Mali produisaient du riz. Aujourd’hui, sur les treize régions que compte notre pays, huit (8) produisent du riz dans environ quarante-huit bassins de production ; cinq régions le transforment en divers sous-produits et Ségou et le district de Bamako abritent les grands transformateurs industriels du riz.

L’objectif général de la politique de développement agricole du Mali est de contribuer à faire du Mali un pays émergent dans lequel le secteur agricole est un moteur de l’économie nationale et garant de la souveraineté alimentaire dans une logique de développement durable.

Il a indiqué que cette politique se fonde sur la promotion d’une agriculture durable, moderne et compétitive reposant prioritairement sur les exploitations agricoles familiales (EAF) et les organisations professionnelles agricoles (OPA) reconnues et sécurisées, ainsi que sur le développement d’entreprises agricoles (EA).

C’est ainsi que, le gouvernement du Mali et l’UEMOA ont convenu en avril 2014 d’appuyer la structuration de la filière riz par la mise en place d’un cadre de concertation permettant aux acteurs professionnels directs d’assumer leurs rôles et responsabilités dans la vie associative et l’IFRIZ-M.

D’ajouter que, les principaux défis auxquels doit faire une interprofession comme l’IFRIZ, inhérente à sa composition sont les suivants : l’existence de rivalité aussi bien au niveau des acteurs, des familles professionnelles que des régions/localités. Ces rivalités suscitent assez souvent des problèmes de parité et de conflits d’intérêt au niveau des localités et aussi entre les familles ; l’absence de cohésion et d’esprit de coopération dans les familles professionnelles. Nombre d’acteurs ne se sentent pas particulièrement concernés par l’interprofession mise en place d’où le désintérêt qui s’observe assez souvent chez les acteurs et plus souvent chez les commerçants; l’insuffisance d’information sur le cadre législatif et réglementaire de l’interprofession d’une part et sur le processus de constitution dautre part. Ceci donne lieu à des confusions dans la mise en place et au ralentissement du processus, source de découragement de certains acteurs ; l’insuffisance de capacités des acteurs, et la faible organisation des familles professionnelles ; l’insuffisance ou l’indisponibilité des ressources financières pour conduire convenablement les activités programmées.

Au cours de son discours, il a remercié la commission de l’UEMOA pour l’accompagnement soutenu et cohérent depuis 2014 dans la mise en place de l’IFRIZ et surtout dans la poursuite de son développement ; à RIKOLTO avec lequel un partenariat de 5 ans de 2017 à 2021 est en cours ; LuxDev avec lequel un partenariat a été conduit depuis 2018 pour 21 mois; cette convention a permis la construction d’un siège à Ségou ; SOS FAIM à travers la PNPR.

Le projet signé est inscrit sur le financement belge (DGD) et s’étend sur une période de 5 ans de 2017-2021 ; le partenariat avec le Centre d’Innovation verte (CIV) de la GIZ, signé en 2018 pour un montant de 22 441 000 FCFA qui se poursuit encore.Et, l’accompagnement de l’Union Européenne, en deux volets, dont un volet institutionnel, ayant permis d’acquérir du mobilier bureautique et informatique, 6 motos et un véhicule 4X4 en 2020 et un projet d’assistance technique qui se poursuit jusqu’en Mai 2022. Avant de terminer, il a donné l’assurance que son Département ne ménagera aucun effort pour accompagner l’IFRIZ dans ses rôles et missions, et veillerai particulièrement à ce que le Comité National de Concertation et de dialogue pour la Promotion des Chaînes de Valeurs du Riz Local, mis en place le 11 avril 2018 et considéré comme une Task force devant faciliter l’éclosion des bonnes idées de relations IFRIZ-ETAT, soit suffisamment fonctionnel afin d’aboutir à la signature d’un contrat-plan raisonné et suffisamment réaliste entre l’IFRIZ et l’État.

Kadi Diallo

ÉchosMédias

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