Les membres de l’association Tabital Niéniakou du Mali ont animé un point de presse afin de faire part à l’opinion nationale et internationale de leur existence.

C’était vendredi 9 juillet 2021, dans leur salle de conférence à Kalaban Coura, en présence du Président El Hadj Bara Olel Yattéré, ainsi plusieurs autres membres et sympathisants Enregistré dans le Journal Officiel du Mali sous le numéro 2020-/P-CM du 18 février 2020, l’Association Tabital Niéniakou du Mali (ATNM) a son siège à Kalaban Coura.

Le Président El Hadj Bara Olel Yattéré, au cours de son intervention a indiqué que l’ATNM est une grande association apolitique internationale.

Il a rappelé qu’elle est présente à travers le monde entier, comme : en Côte d’Ivoire, au Congo-Brazza, à Tambacounda au Sénégal, en Mauritanie, au Burkina, en Europe et aux Etats-Unis d’Amérique.

Pour lui, cette rencontre s’inscrit dans le souci de servir la nation malienne à poursuivre le rôle de leurs arrières grands-parents qui est de : «prôner le dialogue, la tolérance et la paix au sein de la société ; œuvrer à la prévention et à la gestion des conflits communautaires ; participer à la résolution des conflits intercommunautaires ; renforcer les capacités des griots et artisans ; renforcer la cohésion par la communication orale ; promouvoir la sensibilisation des communautés sur le maintien de la paix et l’harmonie dans notre pays».

Dans cet état de fait, les membres de l’ATNM demandent aux plus hautes autorités du pays, une reconnaissance à leur endroit afin de travailler avec ladite association, car parmi eux se trouvent des historiens, ainsi que des artistes et artisans, qui veulent jouer leur partition.

Aux dires du Président, l’ATNM comprend des ‘’Nieybè‘’ bambara comme les forgerons ; des dogons de toutes les races ; des touaregs ; ceux de Bakounou-Dilly ; les ‘‘ Kidankobé ‘’ de la grande famille ‘’ Kida ‘’ qui est spécialement les griots des ‘’Diawambé ‘’de Nioro du Sahel ; une association de ‘’Sah ‘’ ; une autre à Korientzé Korombana ; à Ségou, d’être reconnu par l’Etat.

Il dira que, le groupe de cinq (5) familles, à savoir : « les tisserands (mabo) ; le cordonnier (sakè) ; le forgeron ou bijoutier (baïlo) ; le sculpteur (laabo), et le guitariste traditionnel (bambadjo) » sont réunies dans un même groupe appelé ‘’Nieybè’’

Selon lui : «avant l’arrivée des blancs, ce sont les ‘’Nieybè‘’ qui coordonnaient les liens du vivre ensemble. Alors qu’avec ce problème que nous connaissons aujourd’hui, ce sont les ‘’Nieybè‘’ qui doivent être les premières personnes à pouvoir essayer d’arranger ça. Par contre, s’ils sont divisés».

«Pour le retour de la paix et la réconciliation dans le pays, l’ANTM a posé certains actes, dont l’accompagnement de Bama’Art pour ses activités, ainsi l’Association Tabital Pulaku Mali lors du festival ‘’Ogobagna’’», a-t-il martelé.

Parlant de la situation sécuritaire du pays, le Président Yattéré a indiqué que ces difficultés ne sont pas liées à la France, mais plutôt au chômage.

«Un chômeur est capable de tout faire dans la vie, son cerveau est rapidement lavé par une autre personne qui a les moyens, et l’impliquer là où ils veulent. Nous avons plus de 10.000 personnes qui n’aiment pas ce qui existe maintenant, mais qui le font par faute de moyens», a-t-il laissé entendre.

Pour terminer, le Président Bara Olel a invité ses pairs ‘’Nieybè‘’ à être solidaires et se donner la main afin de travailler ensemble au lieu de se critiquer ou de faire la rivalité.

Aïssétou Cissé

ÉchosMédias

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