Afin d’assurer d’ici 2030 l’accès de tous, dans des conditions équitables à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats

Le représentant de la directrice de l’Agence Nationale de Gestion des Stations d’Epuration du Mali (ANGESEM) a présidé les travaux de l’Atelier de mise en place d’une Plateforme nationale pour la Gestion des Boues de Vidange (PN-GBV).

C’était hier jeudi 22 avril 2021, au Mémorial Modibo Kéita, en présence du représentant Directeur Pays WaterAid ; du Président du CN-CIEPA, Dounantié Dao ; entre autres.

Au cours des travaux de l’atelier, les acteurs des collectivités, des services d’Eta, du secteur privé et des Organisation de la Société Civile (OSC) ont procédé à la mise en place, à la validation d’une charte et à l’élaboration d’un plan d’actions.

C’est ainsi que, dans le cadre de la contribution des OSC à apporter des réponses durables à la problématique de la gestion des boues de vidange au Mali, la CN-CIEPA/WASH et son partenaire WaterAid ont entamé un processus visant à valoriser les initiatives existantes et fédérer les énergies, en vue d’une meilleure gestion des boues de vidange au Mali.

Afin de mieux réussir ce processus, les différents acteurs ont engagé des discussions afin de recueillir les préoccupations des uns et des autres et la pertinence de la mise en place d’une plateforme multi acteurs afin de trouver des solutions idoine à l’épineuse des gestions des boues de vidange.

Il est à noter qu’au Mali, en dépit des dispositions législatives et la ratification d’engagements internationaux pour permettre à la population malienne de profiter d’un environnement sain, la gestion des boues de vidange à Bamako reste une difficulté non seulement pour les autorités administratives, mais aussi pour celles des collectivités.

« Bamako avec ses 2,2 millions d’habitants, 98% de la population recourt à un assainissement autonome, avec une production considérable de boues de vidange : « environ 200 000 m3 par an en raison de 55O m3 par jour, rendant la Gestion de Boues de Vidange produites difficile, malgré les efforts des autorités publiques, municipales, mais aussi des services de vidanges privés et communautaires de la capitale », indiqué dans les termes de référence.Selon le Président du CN-CIEPA Dounantié Dao, à l’instar des autres pays africains, le Mali s’est engagé dans le cadre des ODD.

La cible vise à assurer d’ici 2030 l’accès de tous dans des conditions équitables à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats et mettre fin à la défécation à l’air libre, en accordant une attention particulière aux besoins des femmes et des filles, ainsi que des personnes vulnérables.Il dira que cette volonté politique a été affirmée par le Gouvernement à travers le CREDD « 2019-2023 », qui fait de l’eau et de l’assainissement la deuxième priorité de relecture des politique (PNA et PNE).

Cependant dans la gestion de la filière assainissement, les efforts devront se concentrer sur l’ensemble des maillons de la chaine de gestion des boues de vidange, afin de traiter les questions dans leur intégralité.

Concernant la filière boue de vidange, le constat est que le transport et surtout le traitement représentent des maillons difficiles à gérer : « ils sont peu visibles par les usagers et bien souvent ceux-ci ne souhaitent pas prendre part à leur financement. Sa gestion est complexe et nécessite une attention particulière des acteurs pour disposer des sites appropriés mais aussi des financements adéquats et durables ».

Aussi, les acteurs qui interviennent dans ladite filière, en dépit de l’existence des associations de vidangeurs, il y a un déficit de structuration qui ne favorise pas la bonne gestion de la filière.

Ainsi, WaterAid en collaboration avec les acteurs de l’Etat et tous les autres acteurs a jugé nécessaire de mettre en place une plateforme regroupant l’ensemble des intervenants.

Elle sera un cadre d’échange, de partage et de recherche des voies et moyens pour une performance de la filière boue de vidange.Le représentant de l’Agence Nationale de Gestion des Stations d’Epuration du Mali (ANGESEM), Namory Kouyaté a remercié tous les partenaires qui œuvrent dans le secteur de l’assainissement au Mali.

Pour lui, cet atelier s’inscrit dans le cadre d’une synergie d’actions et d’approche participative, puisqu’il réunit tous les acteurs clés, qui doivent s’approprier de cette plateforme, afin qu’elle soit un outil efficace de travail, qui va faciliter la mission régalienne de l’ANGESEM de traitement des eaux usées et de boues de vidange.

Kadi DIALLO

ÉchosMédias

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