
Dans les territoires miniers, la crédibilité d’une entreprise ne se mesure pas seulement à ses performances techniques ou à ses ambitions industrielles…
Elle se lit aussi dans la qualité de son rapport aux communautés, dans la nature de ses engagements, et surtout dans les réalisations concrètes qu’elle laisse sur le terrain.
À Dioulafouyndou, B2Gold Mali vient d’en donner une illustration claire avec
l’inauguration d’une nouvelle école offerte à la communauté.
La cérémonie, organisée le dimanche 12 avril 2026, s’est tenue sous la présidence
du Directeur général de la mine de Fekola, Daniel Clark, entouré de plusieurs
responsables de la mine et du bureau de Bamako. Aux côtés de l’entreprise, les autorités éducatives, les leaders communautaires et les habitants du village ont participé à un moment à la fois symbolique et profondément utile, marqué par un accueil populaire chaleureux, des chants, des danses traditionnelles et des gestes de reconnaissance.
Au-delà du protocole, c’est la portée de l’investissement qui retient l’attention.

D’un coût global d’environ 44 millions de FCFA, la nouvelle infrastructure comprend trois salles de classe conformes aux normes de l’Éducation nationale, un bloc de trois latrines ainsi qu’une clôture de 322 mètres. À travers cet ouvrage, il ne s’agit pas seulement de construire des murs, mais de créer de meilleures conditions d’apprentissage, de renforcer la sécurité des élèves et de donner à l’école une place plus stable dans la vie du village.
Cette réalisation ne s’inscrit pas dans un geste isolé. Elle prolonge une série
d’investissements communautaires engagés entre 2023 et 2025 dans la zone de Menankoto Sud, pour un montant cumulé d’environ 170 millions de FCFA, au
bénéfice de plusieurs villages dont Manankoto, Tintikabani, Sélou, Gonou et
Dioulafoundou.
Cette continuité est importante. Elle indique que l’entreprise cherche à inscrire son action dans une logique de présence durable plutôt que dans une simple logique d’intervention ponctuelle.
Dans une zone fortement marquée par l’exploitation minière artisanale, où les
risques de déscolarisation peuvent être accentués par la fragilité des infrastructures et l’attraction d’activités de survie immédiate, le choix d’investir dans l’éducation revêt une portée particulière. Il traduit une compréhension plus fine des réalités locales : accompagner une communauté, ce n’est pas seulement répondre à des attentes visibles, c’est aussi contribuer à préserver les conditions de son avenir.
C’est d’ailleurs ce qu’ont exprimé, à leur manière, les autorités traditionnelles et
les représentants du secteur éducatif présents à la cérémonie. En saluant les efforts de la direction de la mine, ils ont aussi rappelé l’importance de poursuivre ce type d’investissements dans une zone où les besoins restent importants. Leur message, en creux, est simple : lorsque les entreprises minières agissent de façon utile, lisible et cohérente, elles peuvent devenir des partenaires de développement attendus et respectés.
Un autre élément mérite d’être souligné. Selon le document de référence, B2Gold Mali Ressources, filiale de B2Gold Mali, poursuit actuellement des activités d’exploration sur le permis de Menankoto Sud et a engagé les démarches nécessaires en vue de l’obtention d’un permis d’exploitation dans le cadre du projet du complexe de Fekola.
Autrement dit, l’exploitation n’est pas encore. effective sur cette zone. Pourtant, l’entreprise choisit déjà d’investir dans le lien social et dans des infrastructures à forte valeur collective.
Ce choix est loin d’être anodin. Il renvoie à une conception plus mature de la
responsabilité minière : celle qui considère que la relation avec les communautés
ne doit pas commencer au moment de la production, ni se limiter à une obligation
d’image, mais s’inscrire en amont dans une logique de confiance, d’écoute et de
construction patiente de la légitimité.
À l’heure où les attentes autour du contenu local, de l’acceptabilité sociale et des retombées concrètes des projets extractifs deviennent de plus en plus fortes, l’exemple de Dioulafoundou rappelle une chose essentielle : une exploitation minière responsable se juge autant à la valeur créée pour les territoires qu’aux ressources extraites du sous-sol.
Et dans cette équation, une école vaut souvent plus qu’un discours.
À Dioulafoundou, B2Gold Mali n’a pas seulement inauguré une école. L’entreprise a posé un acte visible, utile et durable, qui rappelle qu’en matière minière, la responsabilité commence toujours par la preuve.
Mahamet TRAORÉ,
Expert en communication stratégique et institutionnelle .
Source : AfrikaMines.
