L’École de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye de Bamako a abrité, ce mardi 21 juillet, la cérémonie d’ouverture d’un atelier de formation en éducation aux médias et à l’information (EMI) destiné à vingt jeunes créateurs de contenus sur les réseaux sociaux au Mali…

Organisée par Educommunik, en partenariat avec l’Association des femmes autonomes d’Afrique (AFAA) et avec l’appui financier de la coopération allemande, cette session se déroule du 21 au 23 juillet 2026. Elle vise à renforcer les compétences des participants en matière d’éducation aux médias et à l’information afin de promouvoir une production numérique responsable, créative et engagée au service de la paix, de la sécurité et du développement durable. Les travaux sont animés par deux facilitatrices expérimentées.

Créée en septembre 2010, Educommunik est une organisation de jeunesse burkinabè engagée dans la promotion de l’éducation aux médias et à l’information, de la citoyenneté numérique et de la participation des jeunes au développement. Basée à Ouagadougou, elle dispose d’antennes nationales dans plusieurs pays, notamment au Mali, au Niger, en Côte d’Ivoire, au Togo et au Bénin, avec une extension prochaine au Sénégal et en Guinée. L’organisation cible principalement les jeunes de moins de 35 ans, issus des milieux urbains et ruraux.

La cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs personnalités, parmi lesquelles Moussa Bambara, chef de cabinet représentant le ministère de la Jeunesse et des Sports chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne ; Juri Wiede Mann, premier secrétaire de l’ambassade d’Allemagne au Mali, représentant l’ambassadeur ; Tenimba Keïta, représentante de la Haute Autorité de la Communication (HAC) ; Kadidia Tounkara Konaré, secrétaire chargée des relations extérieures de l’AFAA ; ainsi que Cyrille Guel, secrétaire exécutif d’Educommunik. Tous ont salué cette initiative, qu’ils considèrent comme une réponse concrète aux défis de la désinformation.
La cérémonie a débuté par l’exécution de l’hymne national du Mali, suivie des différentes allocutions.

Dans son intervention, le secrétaire exécutif d’Educommunik, Cyrille Guel, a rappelé que le Sahel est confronté à des défis sécuritaires qui s’accompagnent de nouveaux enjeux informationnels.
« La meilleure réponse à la désinformation est une population éduquée aux médias et à l’information », a-t-il déclaré.

Selon lui, l’éducation aux médias permet de développer l’esprit critique, de distinguer les faits des opinions, de vérifier les informations avant leur diffusion et d’utiliser les outils numériques de manière responsable. S’adressant aux participants, il a souligné que leurs publications influencent quotidiennement des milliers de personnes et a exprimé le souhait qu’ils deviennent, à l’issue de cette formation, des ambassadeurs d’une information responsable, des promoteurs du dialogue et des artisans de la cohésion sociale.

De son côté, Juri Wiede Mann, premier secrétaire de l’ambassade d’Allemagne au Mali, a insisté sur les opportunités qu’offrent les réseaux sociaux en matière d’apprentissage et de participation citoyenne, tout en rappelant la nécessité de développer chez les jeunes les compétences indispensables pour rechercher, analyser, vérifier et partager des informations fiables.

Il a affirmé que l’Allemagne est convaincue que la promotion d’une information crédible et d’une citoyenneté numérique responsable constitue un levier essentiel pour renforcer la démocratie, la cohésion sociale et la paix. C’est dans cette dynamique que son pays soutient le projet « Jeunesse éduquée aux médias et à l’information : un rempart contre la désinformation, le discours de haine et la manipulation de l’information en Afrique de l’Ouest et au Sahel », mis en œuvre au Burkina Faso, au Mali, en Mauritanie, au Niger et au Tchad. Il a réaffirmé la volonté de l’Allemagne de poursuivre son accompagnement aux initiatives plaçant la jeunesse au cœur des solutions pour bâtir des sociétés plus résilientes, inclusives et pacifiques.

Prenant la parole au nom du ministère de la Jeunesse et des Sports, Moussa Bambara a félicité Educommunik, l’AFAA ainsi que l’ensemble des partenaires pour leur engagement en faveur de la jeunesse africaine. Il a souligné que le Mali, à l’instar de nombreux pays africains, a besoin d’une jeunesse capable de faire du numérique un outil de dialogue, d’éducation, d’innovation et de paix.

À l’issue de son intervention, il a officiellement déclaré ouverts les travaux de cet atelier de formation en éducation aux médias et à l’information, invitant les participants à tirer pleinement profit des enseignements afin de contribuer à la promotion d’une information responsable et au renforcement de la citoyenneté numérique au Mali.

M.C.Diallo/Malijet.com

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