
Comment transformer les grandes vacances en un tremplin pour l’avenir des enfants ? À cette éternelle question qui taraude les parents chaque été, la Success Academy apporte une réponse audacieuse. Vendredi 14 août 2026, l’Institut Sacré-Cœur de Baco-Djicoroni ACI a vibré au rythme d’un programme d’immersion inédit, mêlant culture d’entreprise et civisme pour les plus jeunes…

Un pari courageux qui a immédiatement séduit les professionnels des médias et de l’éducation présents.
Rompre avec l’infantilisation : la vision du projet


Pour Joseph Roland Traoré, l’instigateur de la Success Academy, l’enjeu dépasse le simple cadre de l’occupation estivale. Il s’agit de semer, dès le plus jeune âge, les graines de l’indépendance financière et de la responsabilité citoyenne.
Pour cette édition, la structure a sorti le grand jeu en conviant des figures inspirantes : Moussa Diawara dit Ora, journaliste et entrepreneur culturel à la tête d’un camp technologique reconnu, ainsi qu’Abraham, un formateur aguerri.
Par le récit de leurs parcours semés d’embûches et de succès, les deux mentors ont partagé un message clair avec les enfants : le changement est possible, et l’action doit rapidement succéder au rêve.
Le verdict des experts : un public mûr et connecté

Habitué des terrains humanitaires en tant qu’ambassadeur pour l’enfance, le journaliste-formateur Moussa Diawara est reparti conquis par cette journée d’échange. Spécialiste de la psychopédagogie, il souligne la pertinence d’une méthode qui refuse de sous-estimer les capacités des petits.
«Si j’étais à la place des parents, mes enfants seraient déjà inscrits », a-t-il confié sans détour, impressionné par la maturité des questions posées par cette jeune audience.
En s’attaquant aux bases du business et du civisme dès l’âge de 6 ou 7 ans, là où les incubateurs traditionnels attendent la fin de l’adolescence, le programme opère un déclic psychologique crucial pour l’avenir de la jeunesse malienne.
Forger les leaders de demain

Présent aux côtés des formateurs, l’entrepreneur et leader associatif Filifing Abraham Kamissoko n’a pas caché son émotion face à cette relève survoltée. Regrettant de ne pas avoir eu accès à de tels espaces durant sa propre enfance, il voit dans cette initiative le meilleur moyen de bâtir une société plus solide.
Pour les initiateurs du projet, le message envoyé aux parents est d’abord un appel à l’audace : il faut sortir les enfants de leur zone de confort. En misant sur la discipline, la prise de parole et l’émulation collective, la Success Academy offre une boussole pour détecter les talents cachés. Une manière percutante de rappeler à la nouvelle génération que l’avenir ne se rêve pas, mais se construit dès aujourd’hui.
Aissetou CISSÉ
EchosMedias
