
Le Palais des Pionniers de Dianéguéla, à Bamako, abrite du 19 au 30 septembre l’édition 2026 du Camp national des Pionniers du Mali. Placé sous le thème «Rôle et place de l’éducation pionnière dans la quête de la paix et de la cohésion sociale», ce grand rassemblement civique et socio-éducatif réunit des jeunes venus de tout le pays…

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Fomba. Il était entouré pour l’occasion du parrain Amadou Ouattara, de la marraine Mme Rose Bouzaïde, ainsi que de nombreuses figures du mouvement.

Lors de son discours d’ouverture, Abdoulaye Sissoko, président de la Commission d’organisation, a salué le dévouement des différentes commissions ainsi que le soutien crucial des autorités, des responsables locaux, des partenaires et des bienfaiteurs qui ont rendu cet événement possible.

Dans son intervention, le ministre a insisté sur l’importance accordée à la jeunesse et à la formation citoyenne. Le camp se veut un espace d’apprentissage et de transmission des valeurs de solidarité, de discipline, de responsabilité et de vivre-ensemble.

De son côté, le commissaire général, Djibril Sacko, a présenté le rassemblement comme un cadre destiné à renforcer les capacités des jeunes et à promouvoir la paix. Il a également salué la mobilisation des différentes Ligues, citant notamment la nouvelle Ligue de Ménaka, dont les membres ont rallié Bamako malgré les difficultés du trajet.

Cette édition porte le nom d’Oumar Guindo, dit «Chef Kadô», figure emblématique de l’histoire du mouvement pionnier au Mali. Les personnalités présentes ont rendu un vibrant hommage à son engagement, sa droiture et son sens du devoir.

La marraine de l’événement, Mme Rose Bouzaïede, engagée depuis 1985, a appelé les participants à faire de ce séjour un moment de fraternité. Le parrain, Amadou Ouattara, a quant à lui encouragé les jeunes à faire preuve de persévérance au service de la collectivité.
Au-delà de l’éducation pionnière traditionnelle, cette rencontre ouvre les participants aux grands enjeux contemporains. Ainsi, le programme prévoit des activités consacrées aux outils numériques, à l’intelligence artificielle, aux activités génératrices de revenus et à la lutte contre la désinformation.

Une orientation qui traduit la volonté des organisateurs d’adapter la formation des jeunes aux réalités du moment.
Toutefois, Djibril Sacko a évoqué les difficultés auxquelles l’Association des Pionniers du Mali reste confrontée, notamment le manque de moyens financiers et matériels.
Il a plaidé pour la consolidation d’un mouvement national mieux structuré et a sollicité un accompagnement institutionnel accru afin que ce camp serve de point de départ à un programme régulier de formation citoyenne à travers le pays.
Durant plusieurs jours, les participants prendront part à des ateliers mêlant instruction civique, échanges culturels et activités socio-éducatives.
À travers cette rencontre, les organisateurs ambitionnent de resserrer les liens entre les jeunes des différentes régions et de préparer une jeunesse active, prête à prendre une part essentielle dans l’avenir du Mali.
Aissetou CISSÉ
EchosMedias
