
Ce lundi matin, le campus universitaire de Badalabougou a vibré au rythme du patriotisme. Sous la présidence conjointe du Ministre de l’Éducation Nationale et du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, la traditionnelle cérémonie de montée des couleurs a pris une dimension particulière, marquée par une mobilisation exceptionnelle de la communauté universitaire…



UN APPEL À LA RESPONSABILITÉ COLLECTIVE

Face à une assemblée composée d’étudiants, d’enseignants-chercheurs et du personnel administratif, le Pr Bouréma Kansaye, ministre de l’Enseignement supérieur, a délivré un message de fermeté et d’engagement. Pour le ministre, l’université ne doit pas seulement être un lieu de savoir, mais un rempart pour la nation.
Il a exhorté chaque acteur de l’écosystème éducatif à « assumer pleinement son rôle » pour favoriser le retour définitif de la paix. Selon le Pr Kansaye, l’excellence académique et la discipline sont les moteurs essentiels pour contribuer au développement de la patrie en ces temps de défis majeurs.
FACE À LA DÉSINFORMATION : LA VIGILANCE EST DE MISE

Au-delà des enjeux académiques, le ministre a tenu à mettre en garde la jeunesse universitaire contre les menaces invisibles qui pèsent sur la stabilité du pays.
«Nous devons rester vigilants face aux manœuvres de déstabilisation et au fléau de la désinformation qui cherche à diviser nos forces», a-t-il martelé.
En sensibilisant l’auditoire sur les dangers des fausses informations, le Pr Kansaye a rappelé que l’esprit critique, propre à la communauté scientifique, doit servir de bouclier contre les tentatives d’ingérence et de manipulation.
UN SOUTIEN INDÉFECTIBLE AUX FAMA

La cérémonie s’est conclue sur une note de cohésion nationale. Le ministre a assuré que la communauté universitaire dans son ensemble reste soudée derrière les Forces Armées Maliennes (FAMa).
Ce soutien inébranlable aux forces de défense et de sécurité témoigne de la volonté du monde universitaire de s’inscrire dans la dynamique de souveraineté nationale portée par les plus hautes autorités de la Transition. En quittant le campus, les officiels ont laissé derrière eux une communauté remobilisée, consciente que l’avenir du Mali se joue aussi dans ses amphithéâtres.
B.M COULIBALY
EchosMedias
