L’ancien ministre français de l’Intérieur Daniel Vaillant a suscité une vague de moqueries sur les réseaux sociaux après ses propos sur la fin de ses privilèges à 76 ans, «pas en bonne santé» et sans avoir conduit lui-même depuis 25 ans…

 

De l’indignation à la moquerie, les réactions ont fusé sur les réseaux sociaux après les déclarations de l’ancien ministre de l’Intérieur (2000-2002) sous Lionel Jospin, Daniel Vaillant, au micro de RTL le 31 décembre.

 

En affirmant vouloir éviter la polémique sur la fin des « avantages à vie », il a finalement fini par la susciter lors d’une interview où il a évoqué le fait qu’il ne disposait désormais plus de protection policière, de véhicule avec chauffeur ou de secrétariat.

 

L’ancien locataire de la place Beauvau a fait part de ses efforts d’adaptation à un moment où il n’a plus le privilège d’une voiture avec chauffeur, lui qui affirme ne pas avoir conduit depuis son départ du ministère de l’Intérieur il y a 25 ans.

 

« J’ai 76 ans, je ne suis pas hyper vieux, mais je ne suis pas en bonne santé. Bon, ma femme, pour être très clair, me dit : « Je ne veux pas que tu reconduises ». Ah bah oui, mais alors comment je fais, moi ? », s’est-il interrogé. Les réseaux sociaux s’emballent

 

Les déclarations de Daniel Vaillant ont provoqué les moqueries des internautes sur les réseaux sociaux. Ils ont proposé, chacun à sa manière, des conseils ironiques à l’adresse de l’ancien ministre.

 

Les commentaires les moins virulents lui conseillaient d’utiliser les transports publics, le vélo, voire une « trottinette électrique ». Sur X, un internaute a écrit : « Blablacar, le bus, le train, le vélo, du stop, la marche, Uber, un taxi, un ami sympa, tes jambes. De rien. »

 

D’autres, plus indignés, ont remercié le Premier ministre, Sébastien Lecornu, d’avoir mis fin à cette « gabegie », rapporte Le Figaro. En bon socialiste, Vaillant accepte la fin des privilèges… sauf si c’est un « choix politique » Affirmant qu’il n’avait « jamais été pour les privilèges », Daniel Vaillant a ajouté : « Je suis socialiste, je le reste. »

 

Il a cependant exprimé ses doutes sur la manière dont la décision du gouvernement avait été prise. « Si c’est pour tout le monde pareil, je n’ai rien à dire. Si c’est un choix politique, là, ça pourrait poser un petit problème », a-t-il prévenu.

 

Pour rappel, Sébastien Lecornu a justifié la décision de la fin des privilèges à vie des ministres devant la presse par le fait qu’« on ne peut pas demander aux Français des efforts si ceux qui sont à la tête de l’État n’en font pas ».

 

Mais pour certains d’entre eux, les dispositifs sécuritaires seront maintenus, à l’instar des anciens Premiers ministres Manuel Valls et Bernard Cazeneuve.

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