Le samedi 22 août 2026, le siège de l’association Dème Wati Be a vécu au rythme d’une formation sur la citoyenneté animée par le facilitateur Gaoussou Sidibé. Cette session ouvre une série de formations destinées à renforcer l’engagement citoyen et à encourager la jeunesse malienne à s’impliquer pleinement dans la vie communautaire…

Cette initiative s’inscrit dans une série de formations destinées à renforcer les capacités de la jeunesse malienne et à promouvoir une participation plus active des citoyens à la vie de leurs communautés.

La société civile au cœur du développement

Au cours de la session, Gaoussou Sidibé a rappelé le rôle important joué par les organisations de la société civile dans le développement du Mali. Depuis l’avènement de la démocratie en 1992, ces organisations se sont progressivement imposées comme des acteurs de la vie publique, notamment dans la lutte contre la pauvreté, l’insalubrité et l’analphabétisme, ainsi que dans le développement local.

Selon les enseignements dispensés, la société civile doit cependant renforcer ses capacités afin de mieux répondre aux besoins des populations et de dialoguer efficacement avec l’État, les collectivités territoriales et le secteur privé.

Former la jeunesse à l’engagement citoyen
La démarche est également portée par l’association « Dème wati be », présidée par Djibril Djana Bagayogo. L’organisation mène une série de formations visant à inculquer aux jeunes la culture de la vie associative, le sens du collectif et la responsabilité citoyenne.

Le programme, entamé plusieurs semaines auparavant, a déjà porté sur plusieurs thématiques, notamment la vérification des faits et la gestion de l’information, l’éducation environnementale, la vie associative et la communication institutionnelle.
Pour le président de l’association, l’objectif est de permettre à chaque participant de mieux comprendre ses responsabilités envers sa communauté et de prendre conscience de la force de l’action collective.

De la formation à l’action concrète

L’initiative ne se limite pas aux enseignements théoriques. La formation consacrée à l’environnement a notamment débouché sur une opération d’assainissement et la mise à disposition de poubelles. Les jeunes ont également participé au nettoyage et au pavage de la rue 499.

Cette action se veut un projet pilote susceptible d’être reproduit dans d’autres quartiers. Elle traduit, selon les organisateurs, la volonté de transformer l’engagement citoyen en actions concrètes au service des communautés.

Professionnaliser les organisations

La formation a également insisté sur la nécessité de structurer durablement les organisations de la société civile. La définition d’une mission claire, l’élaboration des statuts, la mise en place d’un plan stratégique et la préparation d’un budget annuel constituent des éléments essentiels à leur pérennisation.

Une gouvernance efficace repose également sur une gestion financière rigoureuse, une bonne organisation des ressources humaines, la transparence de l’information et la mise en place d’un système de suivi-évaluation.

La communication, un outil essentiel

La communication institutionnelle occupe également une place importante dans cette démarche. Une organisation efficace doit être capable de définir clairement son message, son public cible, ses supports de communication et les moyens permettant d’évaluer les résultats obtenus.
Une telle approche favorise le réseautage, le partage d’expériences et la création de partenariats entre les différentes organisations.

Une gouvernance fondée sur la transparence

La formation a enfin mis l’accent sur l’importance d’une architecture institutionnelle claire. Dans une organisation, l’Assemblée générale, le Bureau exécutif et le Comité de surveillance doivent exercer leurs responsabilités respectives dans le respect des règles établies.

L’Assemblée générale définit les grandes orientations et élit les dirigeants. Le Bureau exécutif assure la conduite des activités, tandis que le Comité de surveillance veille notamment au respect des statuts et à la transparence de la gestion.

À travers cette initiative, Gaoussou Sidibé et l’association « Dème wati be » défendent une vision de la citoyenneté fondée sur la responsabilité, la solidarité et l’action collective.

L’ambition est de faire passer la jeunesse malienne d’une mobilisation ponctuelle à un engagement citoyen mieux organisé, plus professionnel et durable. Une démarche qui rappelle que le développement du pays peut également commencer par des initiatives locales portées par des citoyens engagés.
Aissetou CISSÉ

EchosMedias

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